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Montag, 2. November 2009

L’interdiction pour la prévenue de se nommer « chrétienne ».



DEPÔT DE PLAINTE

Verwaltungsgericht de Freiburg
(Tribunal administratif de Freiburg)
Habsburger Straße 103
79104 Freiburg
Allemagne
21 septembre 2009
s-h

DEPÔT DE PLAINTE

dans l’affaire


1) Dieter Potzel

2) Dr. Peter Thurneysen

3) Matthias Holzbauer

4) Alfred Schulte

5) Dr. Gert-Joachim Hetzel

6) Dr. Christian Sailer


domiciliés Max-Braun-Straße 2, 97828 Marktheidenfeld, Allemagne
- Partie plaignante -
Mandataires : Me Christian Sailer et
Me Gert-Joachim Hetzel, avocats,
Max-Braun-Straße 2, 97828 Marktheidenfeld
Allemagne


contre


Archevêché/Diocèse de Freiburg, représenté par Dr. Robert Zollitsch, archevêque, Schoferstraße 2, 79098 Freiburg, Allemagne


- partie prévenue -


Pour les plaignants précédemment cités, et en leur nom, (Annexe 1), nous PORTONS PLAINTE

contre l’archevêché/diocèse de Freiburg et requérons ce qui suit :


I. L’interdiction pour la prévenue de se nommer « chrétienne ».


II. La prise en charge des frais de procès par la prévenue.


III. Dans le jugement, le point 2 doit être exécutoire par provision.


Exposé des motifs


I. Objet de la procédure


Les plaignants requièrent,

que la prévenue cesse de se nommer « chrétienne ». Elle peut continuer à se nommer catholique,


à recruter d’office ses membres (par le baptême des nourrissons)


à légitimer les guerres


à garder sa fortune acquise en grande partie par la violence


à menacer les gens par la conception d’un dieu qui punit


à appeler à l’intolérance


à être misogyne et


à approuver la cruauté envers les animaux,


mais qu’elle ne se nomme pas « chrétienne ».

Des millions de personnes dans le monde entier ont quitté les trusts ecclésiastiques institutionnels. Beaucoup d'entre elles s'efforcent sincèrement de vivre tel que Jésus de Nazareth l’a enseigné et montré en exemple. Elles ont reconnu que ce qu’enseignent et font les trusts ecclésiastiques institutionnels, en particulier l'église catholique, n'a rien à voir avec l'enseignement de Jésus, du Christ.

Beaucoup de ces chrétiens libres, qui ont été embrigadés dans cette institution sans qu'on leur demande leur avis, ont essayé de se libérer du sceau de cette organisation non-chrétienne et ont demandé à être radié du registre des baptêmes. Cela leur a été refusé catégoriquement aussi bien par l'église catholique que par l'église protestante-luthérienne, qui avancent que le baptême serait un acte qu’il n'est pas possible d'annuler.

Le 13 juillet 2004, lors d’une interview donnée à l'agence de presse catholique KATH.NET (n.d.t. : version allemande de « Catholique.org »), le cardinal Antonio Maria Rouco déclarait que le baptême restait valable pour toujours et éternellement, « il fait partie de notre ADN. »

Cette déclaration illustre très clairement l'attitude de l'église catholique, telle qu’elle est d’ailleurs fixée par son enseignement.

Le Christ a dit, et c'est aussi ce que l'on trouve dans les bibles de l'église : « Apportez-leur tout d'abord l'enseignement et ensuite baptisez-les. » L'église, elle, a introduit le baptême forcé des nourrissons, ce qu’elle continue de pratiquer jusqu'à aujourd'hui. Cette manipulation d'enfants mineurs ayant comme conséquence l'embrigadement dans une institution pour l'éternité, avec toutes les conséquences psychiques dévastatrices que l'on connaît, comme les « névroses ecclésiogènes », ou pire encore des traumatismes à vie causés par des pédophiles, est au plus haut point non chrétien et représente une insulte à Jésus, le Christ.
Le refus de l'église de renoncer à ses prérogatives sur ceux qui la quittent et de les libérer des liens qui les maintiennent en son sein, a amené des chrétiens libres qui, dans le monde entier, suivent le Christ du Sermon sur la montagne, et dont font partie les plaignants, à étudier d'encore plus près le catholicisme. La multitude de faits ressortis de cette étude, pas seulement le baptême forcé mais tout l’enseignement et l’histoire de l'église catholique montrent qu’elle est une insulte au qualificatif « chrétien ».

C'est la raison pour laquelle, le 19/08/2009, les plaignants ont sommé les 27 évêques des diocèses catholiques allemands de cesser de se nommer « chrétiens » et d’en donner la garantie écrite aux plaignants jusqu'au 20/09/2009.

Au cours des trente dernières années, l'Esprit du Christ de Dieu, à travers la parole prophétique, a à plusieurs reprises invité les dirigeants de l'institution catholique au dialogue. Mais à chaque fois, les hommes d’église ont fait fi de la parole du Christ et n'ont pas daigné Lui répondre. Les évêques ont eu cette fois encore la même attitude, obligeant ainsi les plaignants à recourir à l’aide de la justice. C'est ce que font les plaignants dans le cas présent à l’encontre du diocèse du représentant de la conférence des évêques allemands.

Les plaignants ont exprimé comme suit les motifs de leur demande dans leur lettre de mise en demeure du 19/08/2009 :

A vous les évêques !
Les jeux sont faits !
Cessez de vous nommer « chrétiens » !

Durant des siècles entiers, le trust ecclésiastique, dont vous êtes à la tête, a mené en bateau les gens et les a pris pour des idiots, pour pouvoir les réduire à l'esclavage religieux et les saigner à blanc, en continuant à leur faire payer leurs impôts ecclésiastiques.

Il est cependant de plus en plus évident que l'institution que vous dirigez a utilisé le nom de Jésus, du Christ, comme si elle était entrée légitimement en possession de Son héritage, bien qu’en réalité, elle l’ait foulé aux pieds. Par votre enseignement, et encore plus par vos actes, vous l'avez continuellement bafoué et tourné en dérision et vous continuez à le faire aujourd'hui. En faisant le contraire de ce que voulait Jésus, le Christ, vous Le crucifiez chaque jour une nouvelle fois. Et Lui qui est ressuscité, vous Le traînez, mort sur la croix, dans un cortège triomphal défilant dans les rues - tel un trophée que vous avez abattu. Est-ce que les agissements de l'institution que vous représentez ne sont pas tout simplement de la captation d'héritage et du faux-monnayage spirituels, ainsi qu'une tromperie sur la marchandise à un niveau spirituel ? A cela s'ajoute l'hypocrisie : vous vous parez d'un nom qui ne vous revient pas, car vous avez ostensiblement trahi l'enseignement véritable de Jésus de Nazareth et son exemple éthique. Si ce n'était pas le cas, le passé de votre institution ne serait pas rempli de sang et de crimes, ou tout du moins vous vous comporteriez aujourd'hui tel que le Nazaréen l'a montré en exemple.

On ne peut pourtant pas dire qu'il en soit ainsi, tel que nous allons le démontrer maintenant (voir documentation en pièce jointe).

Jésus a enseigné : « Apportez-leur tout d'abord l'enseignement et ensuite baptisez-les. » Il laisse ainsi le libre arbitre à chacun. Par contre vous, vous vous emparez des nourrissons dès leur plus jeune âge, vous leur inoculez dès la petite enfance des complexes de culpabilité, vous les menacez de la punition de l'enfer et de la damnation éternelle et leur extorquez ainsi obéissance et impôts ecclésiastiques. Il en découle de nombreuses maladies psychiques, comme les névroses ecclésiogènes et des déviances comme la pédophilie. Toute autre organisation que la vôtre aurait depuis longtemps été accusée d'être totalitaire et aurait été interdite, pour non respect de la constitution et atteinte aux droits de l'homme.

Qu’a dit Jésus, lorsqu'Il a chassé du temple de Jérusalem les marchands d'animaux vivants destinés aux sacrifices ? « On appellera ma maison « maison de prière pour tous les peuples ». Mais vous, ajouta-il, vous en avez fait une caverne de voleurs ! » (Mc 11,17)

N'ayez pas peur : nous n'avons aucunement l'intention de vous chasser de vos cavernes et de vos palais somptueux. Vous pouvez tout à fait y rester et croire ce que vous voulez – la foi ne peut pas être démontrée. Vous pouvez également continuer à vous faire payer par ceux qui approuvent vos cérémonies et rituels issus du paganisme, qui veulent continuer à honorer les ossements des défunts et les statues de soi-disant « saints ».


Nommez-vous catholiques, personne ne vous en conteste le droit !
La seule chose que nous voulons est que vous cessiez de vous nommer « chrétiens » !

« Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se brise. » Et ce que vous avez fait des siècles durant et faites aujourd’hui encore de l'enseignement originel de Jésus de Nazareth, suscite purement et simplement l'indignation de ceux qui dans leur vie prennent au sérieux Jésus, le Christ, et Son enseignement, le Sermon sur la montagne.

C'en est assez ! Car oui : ils existent encore les successeurs de Jésus, du Christ, qui n'ont pas laissé les litanies et les formules dévotes embuer leur cerveau, qui ont gardé leur esprit logique et qui dans leur coeur savent différencier le bien du mal, tel que le Nazaréen nous l'a enseigné. Ils ont gardé la tête claire et sont en mesure de comprendre ce que le grand enseignant de l'humanité, Jésus, le Christ, a voulu dire par ces paroles : «Ne vous amassez pas des richesses dans ce monde, où les verres et la rouille détruise...», « Celui qui prend l'épée, périra par l'épée. », « Apportez-leur tout d'abord l'enseignement et ensuite baptisez-les. » «Celui qui fait tomber dans le péché un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu'on lui attache au cou une grosse pierre et qu'on le noie au fond de la mer. » « N'appelez personne sur la terre votre “Père” » « Seul votre Père au ciel est saint. » Ces phrases sont-elles si difficiles à comprendre ? Ce ne sont que quelques phrases, pourtant votre institution a réussi à transgresser chacun des principes qu'elles énoncent et à déverser ainsi sur l'humanité une souffrance infinie, des mers de larmes et de sang - et en plus elle se fait payer pour cela ! Jusqu'à aujourd'hui, l'église ne s'est toujours pas désolidarisée de ce passé criminel, bien que Karlheinz Deschner, un des plus grands esprits critiques de notre époque, historien allemand de renom, après avoir étudié l'histoire de l'église pendant des décennies, en soit venu à la conclusion suivante :

«Après avoir fait des recherches intensives sur l’histoire de la chrétienté, je ne connais aucune autre organisation au monde que l’Eglise chrétienne, tout particulièrement l’Eglise catholique romaine, qui se soit chargée de crimes de manière si continue et si abominable au cours de toute l’histoire, que ce soit dans l’antiquité, le Moyen-Age ou l’époque moderne, y compris et surtout au 20ème siècle. » („Die beleidigte Kirche“ S. 42 f.)



C'en est assez ! Le moment est venu de réhabiliter enfin le nom de Jésus, du Christ, du plus grand des prophètes de Dieu de tous les temps, qui est devenu sur la croix notre Rédempteur, qui est ressuscité et qui revient en Esprit, mais que pourtant vous maintenez sur la croix.

Malgré toutes les persécutions subies à travers l'histoire, malgré l'inquisition et l'éradication de tous les « mouvements d'hérétiques », et malgré l'inquisition « moderne » subie de nos jours, nous sommes à nouveau là ! Nous nous sommes donnés la tâche de réhabiliter Jésus, le Christ. Nous sommes des chrétiens libres, nous suivons les traces de ce penseur de la liberté qu'était Jésus de Nazareth. Nous ne pensons pas que son Sermon sur la montagne soit une utopie mais le considérons au contraire comme la seule chance réaliste qui reste aujourd'hui à l'humanité pour s’en sortir. Et c'est parce que Jésus, le Christ, nous tient à cœur, parce qu'Il est notre ami céleste et notre frère divin, le Rédempteur de tous les hommes et de toutes les âmes, que nous n'acceptons plus que vous et votre enseignement ecclésiastique institutionnel abusent de Son nom pour des buts divergeant totalement de Son enseignement. C'est pourquoi :



● Continuez à profiter de votre richesse évaluée en milliards, continuez à amasser les actions, les capitaux et l'immobilier de votre trust ecclésiastique, pendant que plus d'un milliard d’êtres humains souffrent de la faim - mais alors cessez de vous nommer « chrétiens » !

● Tant que les contribuables le tolèrent et que ceux qui vous obéissent comme des moutons au sein du gouvernement l'acceptent, continuez à vous faire engraisser tous les ans à l'aide de milliards payés par les contribuables, à l'aide de subventions de l'État pour tout et rien, y compris pour vos salaires d'évêques, pendant que des millions de personnes sont au chômage et souffrent de la pauvreté - mais alors cessez de vous nommer « chrétiens » !

● Continuez à faire croire que le système social allemand s'écroulerait s’il n'y avait pas d'églises, bien que la totalité des structures sociales de l’église ouvertes aux laïcs sont financées à presque 100 % par l'État et par leurs usagers - mais ne vous nommez pas « chrétiens » ! Car pour cela il faut respecter le huitième commandement.

● Continuez à légitimer les guerres et les interventions armées. Faites éventuellement même croire aux veuves des soldats que c'est la volonté de Dieu « de défendre l'Allemagne à l'autre bout du monde » - mais ne vous nommez pas « chrétiens » !


● Continuez à inoculer aux croyants qu'il y aurait un « enfer éternel » et un « Dieu qui châtie », poussez-les ainsi dans la détresse psychique et éloignez-les ainsi de notre Père céleste, qui est uniquement Amour, mais nommez-vous alors « catholiques » et cessez de vous appeler « chrétiens » !

● Continuez à affirmer dans vos recueils de dogmes que l'église catholique « croit fermement, confesse et annonce que personne en dehors de l'église catholique, qu'ils soient païens, juifs, incroyants ou séparés, ne prendra part à la vie éternelle, mais plutôt sera jeter au feu éternel,… réservé aux diables et à ses anges » (Neuner/Roos, N° 381) Cela correspond à votre manière de faire et à vos manœuvres d'intimidation catholiques, mais ce n'est pas chrétien.

● Continuez à discriminer les femmes, tant qu'elles se laissent faire - mais cessez de vous nommer « chrétiens » !

● Continuez à couvrir les pédophiles qui se trouvent dans les rangs de vos ecclésiastiques, mutez-les d'une paroisse à une autre, jusqu'à ce qu'un jour enfin des villages et des villes entiers quittent l'église, car ils seront excédés et ne seront plus d’accord de tolérer de telles choses - mais cessez de vous nommer « chrétiens » !

● Continuez à vous satisfaire du fait que de nombreux membres de votre église, dépourvus de toute éthique et de toute morale, manquant de manières et de style, sévissent dans la société - mais ne permettez pas qu'ils se qualifient de « chrétiens » !

● Continuez à fouler au pied l'enseignement de la foi active apporté par Jésus, le Christ (« Celui qui entend mon enseignement et l’accomplit est un homme intelligent... ») ; continuez à enseigner tous vos dogmes païens, vos sacrements et rituels. Continuez à vous appeler « catholiques », personne ne vous en conteste le droit. Mais ne vous nommez pas « chrétiens » !


● Continuez à approuver la cruauté barbare que subissent de nos jours les animaux dans les laboratoires de vivisection et dans l'élevage industriel - mais cessez de vous nommer « chrétiens » ! Car Jésus de Nazareth était un ami des animaux.



C'en est vraiment assez ! Nous ne voulons pas contester votre foi, mais nous vous sommons de ne plus utiliser l’appellation « chrétien » !

Si vous ne nous en donnez pas la garantie jusqu'au 20 septembre 2009, nous ferons appel aux tribunaux contre cette usurpation de nom, afin de réhabiliter le Christ.

Compte tenu du caractère d'intérêt public de cette affaire, nous nous permettrons d'en informer le public.

(fin de la lettre de mise en demeure)



Nous faisons de l'énoncé des faits de cette mise en demeure, ainsi que de la documentation qui suit, l'objet de la présente procédure.



DOCUMENTATION

L'église catholique doit cesser de se nommer « chrétienne » !

Que dirait Jésus de Nazareth s'il revenait sur terre aujourd'hui et voyait ce que l'église a fait de Son œuvre ?



Le Vatican - le plus grand belliciste qui soit

Jésus, le Christ, a enseigné à aimer ses ennemis et à pratiquer le pacifisme : « Celui qui prend l'épée, périra par l'épée. »
Les papes de Rome, en tant que monarques absolus de l'État de l'église, ont souvent eux-mêmes mené des guerres et ont participé à des guerres civiles. Les papes ont régulièrement fomenté et soutenu des guerres, monté des peuples entiers les uns contre les autres pour les mener à la guerre : les Byzantins contre les Ostrogoths, les Francs contre les Lombards, les Normands contre les Hohenstaufen, et à l'inverse. Au XVIIe siècle, le Vatican alluma la guerre de Trente Ans en Allemagne. En 1914, l'ambassadeur du Vatican à Vienne monta les Habsbourg contre les Serbes, les incitant à déclarer la première guerre mondiale. Peu avant la deuxième guerre mondiale, le pape Pie XII fit savoir à Hitler qu'il « ne réprouverait pas l'Allemagne, si elle faisait la guerre à la Pologne. » (Deschner, Ein Jahrhundert Heilsgeschichte, tome 2, S. 41)

Des deux côtés du front, des aumôniers militaires catholiques n’ont eu de cesse d’envoyer les soldats se battre au front avec la « bénédiction de Dieu ». Le Vatican a soutenu tous les dictateurs fascistes d'extrême droite en Europe et en Amérique latine. Le premier à avoir demandé le réarmement de la République Fédérale d'Allemagne a été un cardinal catholique, le cardinal Frings. Des hommes d'église catholiques ont été impliqués de manière décisive dans le génocide des Serbes orthodoxes commis entre 1941 et 1943 par les fascistes croates, également dans la purge sanglante qui a eu lieu en Argentine entre 1976 et 1983 et le génocide des Tutsis commis en 1994 par les Hutus au Rwanda.

Des responsables jésuites ont même justifié la production d'armes atomiques et approuvèrent ainsi l'éventuelle destruction de peuples entiers.

En 1991, le pape Jean Paul II avait dit : « Nous ne sommes pas des pacifistes. » En 1995, il appela à une « guerre juste » en Bosnie. Quelques mois avant son élection, le pape actuel, alors qu'il était encore le cardinal Ratzinger, rejeta le pacifisme en le qualifiant de « non chrétien ». Il rejette donc le Christ !

Jusqu'à aujourd'hui encore, le Vatican, dans son catéchisme, justifie la peine de mort.


Intolérance à la place de l'amour du prochain

Jésus a appelé tous les hommes à la fraternité et Il a respecté leur libre arbitre.
L'église elle, a régulièrement persécuté de manière sanglante ceux dont la foi différait de la sienne. Que ce soient les marcionites, les cathares, les Bogomiles, les vaudois ou les anabaptistes, elle a éliminé tous les mouvements qui se rattachaient au christianisme des origines. Elle a à répondre des pogroms juifs déclenchés par ses discours incendiaires, elle a mis en place l'inquisition et déclenché la persécution des soi-disant sorcières. Elle a propagé l'enseignement ecclésiastique par le feu et l'épée et a ainsi sur la conscience le génocide des Indiens en Amérique du Sud, ainsi que le pillage de tout un continent. Aujourd'hui encore, le Vatican continue à persécuter des minorités religieuses.



La richesse de l'église est tachée de sang

Jésus menait une vie simple et enseignait que l’être humain ne devrait pas amasser « des richesses dans ce monde, où les vers et la rouille détruisent… »
Au cours de nombreux siècles, l'église a amassé une richesse immense. Elle l’a acquise en pillant la population, en percevant sans pitié une dîme ecclésiastique, en récupérant les biens et la richesse des victimes de l'inquisition et des bûchers, en falsifiant des documents officiels, en procédant à des captations d'héritage, en s'assurant des exonérations d'impôts et des subventions de l'État, qui sont encore en vigueur dans de nombreux pays. Ce que l'église fait de « bien » dans le monde, elle ne le finance pas avec son immense richesse, mais avec les dons des croyants et les subventions de l'État.

En Allemagne, ces subventions et ces exonérations d'impôts s'élèvent à plus de 14 milliards d'euros par an. À cela s'ajoutent les impôts ecclésiastiques, ainsi que les subventions de l'État destinées directement aux structures sociales dépendantes de l'église. Les salaires des évêques et les frais attenants sont également payés par l'État, en l'occurrence par chacun des Lands.


Le pape et l'église - annonciateurs du mal

Jésus a enseigné le Dieu de l'amour, qui aime tous Ses enfants de la même manière et fait tout pour qu'ils reviennent à Lui. Il n'a pas enseigné l'enfer éternel. Il n'a pas non plus enseigné le baptême des nourrissons, au contraire Il a dit : « Apportez-leur tout d'abord l'enseignement et ensuite baptisez-les. »
Pourtant l'église a introduit le baptême forcé des nourrissons et continue à le pratiquer à l’heure actuelle. Un nourrisson n'a aucune possibilité de le refuser, de se défendre. Cela va à l’encontre de ce que voulait Jésus de Nazareth ; il s'agit d'une manipulation, d'un emprisonnement spirituel d'enfants sans défense, fait par les parents sur ordre de l'église. Mais ce n'est pas tout : l'église continue aujourd'hui encore à divulguer la conception païenne d'un Dieu qui châtie, qui punit de la damnation éternelle ceux qui n'obéissent pas à la caste des prêtres. Elle inocule ainsi la peur et l'effroi à d'innombrables personnes, nuit à leur santé psychique et les détourne de Dieu, ce qui représente un péché contre l'Esprit Saint.
Ces charges psychiques que l’église inflige aux hommes génèrent de nombreuses maladies psychiques, entre autres ce qu'on appelle les « névroses ecclésiogènes ». Lorsque l'on sait que beaucoup de personnes en sont atteintes, on comprend mieux l'état dans lequel se trouve notre monde.

Les complexes de culpabilité produits par l'église sexophobe
En les menaçant sans cesse du péché et de la damnation éternelle, l'église charge les gens de complexes de culpabilité monstrueux. Ensuite elle a l'audace d'affirmer qu'elle est en mesure de pardonner ces péchés à travers ses prêtres, ce qu’ils ne sont pas en mesure de faire. (Sur ce sujet, la Bible a été consciemment manipulée : en réalité les êtres humains devraient se pardonner mutuellement, ce que l'on trouve d'ailleurs encore dans le « Notre Père » : «
… Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. »)L'impression qui ressort de l’enseignement de l'église est : « Vous êtes tous des pêcheurs et irez probablement en enfer, à moins que vous vous soumettiez à nos cérémonies. » Il s'agit d'un chantage spirituel. Si l'État ou une association agissait de la sorte, il serait rapidement mis fin à ces agissements qui seraient considérés comme un harcèlement psychique.La sexophobie de l'église conduit également à de grands problèmes dans la société, en particulier chez les prêtres. Le célibat forcé n'a aucun fondement biblique. Il s'agit d'une tradition purement ecclésiastique, d'une situation qui n'est pas naturelle et qui est l'expression de la sexophobie de l'église. Cela va souvent de pair avec la pédophilie et les crimes terribles qui en résultent.

Des enfants et des adolescents deviennent les esclaves de prêtres pédophiles
Malgré les promesses et les discours de façade, les crimes sexuels commis par des hommes d'église ne sont pas tirés au clair de façon rigoureuse. Il y a sans cesse des enfants et des adolescents qui deviennent les esclaves sexuels de prêtres pédophiles. Pendant des décennies les prêtres pédophiles ont été couverts et déplacés d'une paroisse à l'autre. Cela aussi, c’est un péché contre l'Esprit saint ; non seulement ils laissent derrière eux des enfants et des jeunes traumatisés psychiquement, mais ils les détournent également de Dieu. Les innombrables enfants de l'Assistance Publique qui, dans des foyers catholiques, ont subi des abus sexuels et ont été soumis au travail forcé, n'ont jusqu'à aujourd'hui reçu aucun dédommagement.


Le faux « Saint-Père » de Rome

Jésus était un homme simple et modeste, qui rendait honneur à Dieu en toutes choses.
Ses soi-disant successeurs se sont toujours entourés d’un faste inimaginable, dont les coûts incombaient au peuple. Ils cultivent le culte de la personne et se laissent honorer du titre de « Saint-Père », bien que Jésus disait : « N'appelez personne sur la terre votre “Père” » et « Seul votre Père au ciel est saint. » Dans le « Notre Père », nous nous adressons à Lui en L’appelant tout simplement « Père », mais par contre Ses soi-disant représentants sur terre, il faudrait que nous les appelions « votre sainteté » ! Le grand prêtre de l'église romaine, habillé de son costume païen, serait-il supérieur à Dieu ?


Jésus n'a pas voulu d'une caste des prêtres

Jésus n'a pas mis en place des prêtres et n'a pas non plus construit d’églises. Il a enseigné aux êtres humains la religion intérieure, la religion du cœur, Il a dit : « Le royaume de Dieu est en vous ! »
Pourtant, l’église a transformé les débuts positifs du premier christianisme en faisant exactement tout le contraire de ce que voulait Jésus : elle a créé une église sacerdotale à la structure hiérarchique, remplie de coutumes et de rituels dont il est avéré qu'ils viennent tous du paganisme. L'église lie les gens à des rituels païens extérieurs, comme la vénération des saints, les pèlerinages, la célébration rituelle de la messe, l'eau bénite ou les cérémonies sacramentelles, et les maintient ainsi dans une religion tournée vers l’extérieur.


L'église misogyne et enfantophobe

Jésus s'est toujours engagé pour les femmes et l'égalité de des droits homme-femme.
Pourtant, depuis sa création, l'église oppresse les femmes et les considère comme des êtres de second rang. Au cours de la persécution des sorcières, elle les fit torturer par des méthodes particulièrement perverses et les exécuta de manière cruelle. Les enfants illégitimes des prêtres étaient utilisés comme esclaves par l'église. Encore aujourd'hui, les femmes n'ont pas les mêmes droits que les hommes au sein de l'église. Les enfants de prêtres sont éloignés de leurs pères et doivent se satisfaire d'une maigre pension alimentaire.


La trahison de l'église envers les animaux

Jésus aimait les animaux. Lorsqu'Il était dans le désert et qu'Il jeûnait, les animaux se rapprochèrent de Jésus et lièrent amitié avec Lui. Les premiers chrétiens étaient en majeure partie végétariens et n'acceptaient dans leurs communes ni soldat ni chasseur.
L'église continue à nier que les animaux ont une âme et à légitimer les mauvais traitements et les tortures imposées des milliards de fois aux animaux dans les laboratoires de vivisection, dans l'élevage industriel et dans le cadre de la chasse. L'indifférence et le mépris envers la nature et les animaux apportés par l'enseignement ecclésiastique a une part de responsabilité considérable dans l'exploitation brutale et illimitée de la nature sur la terre entière à l'heure actuelle. En fin de compte, même la catastrophe climatique trouve là ses racines.

Malgré toutes ces évidentes contradictions l'église continue à se qualifier de « chrétienne ».

Il s'agit d'un scandale que nous ne sommes pas prêts à tolérer plus longtemps. C’en est assez de la tromperie sur la marchandise à laquelle se prête l’église !



Nous sommes des chrétiens libres qui défendons le Christ du Sermon sur la montagne. Nous nous sentons proches de Lui et ressentons un devoir envers Celui qui a vécu parmi nous en tant que Jésus de Nazareth. Personne n'est obligé de prendre pour ligne de conduite l'enseignement originel du Nazaréen. Cependant, celui qui se nomme « chrétien » ne devrait pas constamment faire le contraire de ce que voulait et enseignait Jésus, ce grand penseur de la liberté.

Imaginons que l'un de nos ancêtres ait inventé et développé un produit unique de la qualité la meilleure qui soit et qu'il l’ait mis en vente. Ce produit fut d'abord accrédité d'une excellente réputation parmi les consommateurs qui l’apprécièrent au plus haut point. Puis tout à coup un producteur de produits pirates fabrique sous le nom de notre ancêtre un produit de qualité inférieure qui porte le même nom mais qui n'a aucune valeur, oui, qui nuit même aux gens après une courte utilisation. Comment réagirions-nous ?


Resterions-nous passifs ou essaierions-nous de le rendre attentif à sa tromperie, à son acte de piraterie commerciale, et à le dissuader de continuer ?


Freie Christen für den Christus der Bergpredigt
in allen Kulturen weltweit (trad.: Les chrétiens libres pour le Christ du Sermon sur la montagne, dans toutes les cultures du monde entier)



Références:
Karlheinz Deschner, Kriminalgeschichte des Christentums (pour le moment 9 tomes)
Karlheinz Deschner, Ein Jahrhundert Heilsgeschichte, auch:
Die Politik der Päpste im 20. Jahrhundert
Karlheinz Deschner, Opus Diaboli
Horst Herrmann, Kirchenfürsten
Horst Herrmann, Passion der Grausamkeit
J.R. Grigulevic, Ketzer-Hexen-Inquisitoren
Hubertus Mynarek, Die neue Inquisition
Hubertus Mynarek, Herren und Knechte der Kirche
Matthias Holzbauer, Der Steinadler und sein Schwefelgeruch
Matthias Holzbauer, Verfolgte Gottsucher
Matthias Holzbauer und Gert Hetzel, Des Satans alte Kleider
Peter de Rosa, Gottes erste Diener
Curzio Maltese, Scheinheilige Geschäfte – die Finanzen des Vatikans
Carsten Frerk, Finanzen und Vermögen der Kirche
Vladmir Dedijer, Jasenovac – das jugoslawische Auschwitz und der Vatikan
Wer sitzt auf dem Stuhl Petri?, Band 1-3, Verlag Das Wort
Wynfrith Noll, Wenn Frommsein krank macht
Ernst Klee, „Die SA Jesu Christi“
Neuner und Roos, Der Glaube der Kirche
Carl Anders Skriver, Der Verrat der Kirchen an den Tieren
Elinor Burket und Frank Bruni, Das Buch der Schande – Kinder und sexueller Missbrauch in der
katholischen Kirche

(fin de la documentation)



Répétons-le : les plaignants ne contestent pas à l'église catholique son catholicisme ou le nom « catholique ». L'objectif de la procédure est que l’église catholique cesse de se nommer « chrétienne ».

Les plaignants n'auraient peut-être eu aucune raison de s'intéresser de plus près à l'enseignement et aux actes non chrétiens du catholicisme, s'ils n'y avaient pas été incités par l'embrigadement forcé et monstrueux de leur personne en raison du baptême et du refus catégorique de l'église de libérer de son emprise des personnes baptisées d’office en tant que nourrissons.

Qualifier l'église catholique de chrétienne est une tromperie sur la marchandise éhontée. D'innombrables personnes ont été et sont encore induites en erreur par cette perfide tromperie sur l'enseignement et les mobiles véritables du catholicisme. C'est aussi le cas des parents des plaignants, qui en toute innocence confièrent leurs enfants à l'église en pensant qu'ils y recevraient une éducation dans l'Esprit de Jésus, du Christ. Les plaignants, et tous ceux qui accomplissent la volonté de Dieu, s'insurgent contre le fait que le nom du Christ soit utilisé à mauvais escient pour cet embrigadement monstrueux et pour le refus de l'église d'annuler ce dernier.

Dans le domaine économique, dont fait en fait partie le trust catholique en raison de son immense fortune qui se compte en milliards, il n'est par exemple pas toléré qu'une entreprise commercialise des boissons contenant de l'alcool en y apposant une étiquette sur laquelle il serait écrit « bon pour la santé » ou encore « sans alcool ». Pour lutter contre ce genre de choses, on intente une action en justice pour tromperie sur la marchandise, et compte tenu du danger que cela représenterait pour les consommateurs, le parquet général serait même saisi.



Si quelqu’un disait que si l’église existe depuis si longtemps, c’est qu’elle doit venir de Dieu, on serait dans l’obligation de lui répondre la chose suivante : Si des intrigues et machinations comme celles de l’Eglise existent depuis si longtemps, c’est qu’elles doivent venir de Satan, car tous ceux qui aspirèrent à un christianisme véritable, prophètes, hommes et femmes éclairés, communautés du christianisme des origines et même Jésus, le Christ, ont été falsifiés, discriminés, calomniés. Ils ont été l’objet de campagnes de diffamation qui leur ont porté de grands préjudices et nombre d’entre eux ont même été assassinés. Ce sont là les œuvres de l’église jusqu’à aujourd’hui.

Les évêques de l'église catholique n'ont aucune légitimité leur permettant d'agir pour ou au nom de Jésus, du Christ. Ils ont été institués par le pape envers lequel ils ont un devoir d'obéissance. Le pape est lui-même institué par les évêques. Le pape n'a rien à voir avec Jésus-Christ, il n'a pas été institué par le Christ (« Ne vous faites pas appeler Rabbi. »), («…un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux »), et il ne fait pas non plus la volonté de Dieu ou de Son fils le Christ.

Par contre, les plaignants, et tous ceux qui font la volonté de Dieu, sont des descendants légitimes de Jésus, car dans Son testament, le Nouveau Testament, Il a stipulé ce qui suit : « …quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, et ma mère. »

Les plaignants sont les messagers de Dieu sur terre ; ils s'efforcent de mettre en pratique sur terre le principe élevé suivant :

Sois loyal et droit jusqu'à la fin de tes jours et ne quitte pas d'un pouce les chemins de Dieu.

C'est pourquoi ils accusent le catholicisme d'abandon de l'enseignement de Jésus, du Christ et avant tout d'abuser de Son nom.

Les chrétiens des origines ont pour principe : « Unis et sois ! ». L’Eglise catholique a pour principe : « Sépare, lie et domine ! »

Les plaignants sont les membres du conseil d'administration de la communauté de foi « Das Universelle Leben Aller Kulturen Weltweit » et s'expriment ainsi au nom de millions de chrétiens des origines dans le monde entier. Ils représentent une communauté de foi reconnue en tant que telle et sont ainsi sur un pied d'égalité avec le conseil d'administration de l'institution catholique. Concernant leur relations à Jésus-Christ il y a toutefois une différence : les plaignants et tous ceux qui font la volonté de Dieu sont les représentants légitimes de Jésus car ils n’ont pas foulé aux pieds depuis des milliers d'années l'enseignement de Dieu et de Son fils le Christ. En tant que successeurs légitimes de Jésus, ils sont appelés à protéger Son nom de l'utilisation abusive et insultante qu'en fait le catholicisme.

Chacun des plaignants est directement concerné, car par le biais d'un baptême forcé, pour lequel l'église se réfère expressément à Jésus-Christ, ils ont tous été embrigadés contre leur volonté dans une institution, et ceci pas seulement à vie, mais pour l'éternité. Ceci est en complète contradiction avec l'enseignement de Jésus et représente une usurpation éhontée du nom de Celui que les plaignants ont pris pour tâche de réhabiliter au cours de cette incarnation : Jésus-Christ.

Les plaignants, et tous ceux qui font la volonté de Dieu, ne sont pas prêts à subir le déshonneur d'être gardés prisonniers contre leur volonté dans le registre et la sphère d'influence d'une institution telle que l'église catholique, et ils sont encore moins prêts à laisser Jésus, le Christ, dont le nom est abusivement utilisé à cet escient, être couvert de cette honte.



Informations complémentaires sur le baptême forcé :

La prévenue recrute ses membres par la contrainte, c'est-à-dire par le baptême de nourrissons dépourvus de volonté, tel que cela est fixé dans le Can. 96 du « Code de Droit canonique » :

« Par le baptême, un être humain est incorporé à l'Église du Christ… » Le baptême est en général pratiqué sur des nourrissons. Les parents catholiques vivent dans la croyance que le nouveau-né est entaché du péché originel dont il pourrait être libéré par le baptême.

Sur ce sujet, on peut lire dans le catéchisme actuel de l'église catholique ce qui suit :

« Naissant avec une nature humaine déchue et entachée par le péché originel, les enfants eux aussi ont besoin de la nouvelle naissance dans le Baptême afin d’être libérés du pouvoir des ténèbres et d’être transférés dans le domaine de la liberté des enfants de Dieu, à laquelle tous les hommes sont appelés… L’Église et les parents priveraient dès lors l’enfant de la grâce inestimable de devenir enfant de Dieu s’ils ne lui conféraient le Baptême peu après la naissance. » (catéchisme, N°1250)

Et dans le « Code de Droit canonique » au § 1 du Can. 867, il est écrit :

« Les parents sont tenus par l'obligation de faire baptiser leurs enfants dans les premières semaines; ils iront trouver leur curé au plus tôt après la naissance et même avant, afin de demander le sacrement pour leur enfant et d'y être dûment préparés. »

Si l'enfant est en danger de mort, le baptême peut même être fait contre la volonté des parents. Can.868, § 2 du « Code de Droit canonique » :

« En cas de danger de mort, l'enfant de parents catholiques, et même de non-catholiques, est licitement baptisé, même contre le gré de ses parents. »

La plupart de parents catholiques se plient à ces directives et font baptiser leurs enfants le plus tôt possible, la plupart du temps seulement quelques semaines après leur naissance. Selon l’opinion dominante, le droit d’éducation des parents est suffisant pour les autoriser à faire baptiser leurs enfants, bien que selon l’enseignement catholique le baptême lie le baptisé de façon irrémédiable. Le catéchisme catholique dit à ce propos :

« Devenu membre de l’Église, le baptisé n’appartient plus à lui-même, mais à Celui qui est mort et ressuscité pour nous. Dès lors il est appelé à se soumettre aux autres, à les servir dans la communion de l’Église, et à être "obéissant et docile" aux chefs de l’Église et à les considérer avec respect et affection. » (Catéchisme, N° 1269)

L’incorporation du baptisé dans l’église catholique ne peut pas être annulée (à ce sujet, voir aussi le manuel de Campenhausen sur le droit de l’église étatique de la République Fédérale Allemande : « Hdb. d.Staatskirchenrechts der Bundesrepublik Deutschland », 2ème éd., Berlin 1994, p. 759), c’est la raison pour laquelle l’église refuse de radier du registre des baptêmes les personnes qui l’ont quittée.


II. La légitimation des plaignants

1. Bien que, des marcionites aux anabaptistes, en passant par les cathares, les bogomiles ou les vaudois, l’église ait persécuté tous les mouvements nés du christianisme des origines se recommandant directement de Jésus de Nazareth et refusant les falsifications et altérations de Son enseignement effectuées par la dite église, un mouvement du christianisme des origines a vu à nouveau le jour, à notre époque. Son enseignement n’est pas composé de dogmes, de cérémonies et de hiérarchies, tels que les présente et les pratique l’église. Le cœur de cet enseignement est le Sermon sur la Montagne. Une foi qui conduit à l’accomplissement du Sermon sur la Montagne et des Dix Commandements dans la vie quotidienne, selon les principes de l’égalité, de la liberté, de l’unité, de la fraternité et de la justice qui en résulte.

Ce mouvement du christianisme des origines qui s’étend aujourd’hui sur la terre entière ne connaît pas d’appartenance officielle. Des structures juridiques portant le nom de la communauté de foi ont toutefois été constituées dans différents pays, représentant cette communauté pour des seules raisons d’ordre juridique nécessaires à l’organisation de rencontres et à la diffusion d’écrits. L’organisme représentant l’entière communauté de foi est l’association « Das Universelle Leben Aller Kulturen Weltweit e.V. » siégeant en Allemagne. Les plaignants 1), 3), 4), 5) et 6), sont membres du conseil d’administration de cette association et par conséquent, particulièrement habilités à représenter les chrétiens des origines.

2. Au nom de la liberté des chrétiens suivant l’enseignement empreint de liberté donné par Jésus de Nazareth, les plaignants s’opposent au recrutement forcé de membres que pratique l’organisation catholique-romaine, tel qu’il est décrit plus haut. Les plaignants constatent aujourd’hui que la prévenue refuse même de radier de ses listes de membres de l’église les personnes l’ayant déjà quittée. L’organisation ecclésiastique s’accroche de toutes ses forces à l’âme de ses ex-membres par l’intermédiaire d’actes écrits. Ceci représente pour les plaignants une raison supplémentaire de dénoncer l’attitude non chrétienne de la prévenue.

Cet embrigadement ne s’opère pas seulement par le baptême forcé du nourrisson mais continue à agir durant toute la vie du baptisé car, selon la prévenue, un départ officiel de l’église ne peut mettre fin qu’à l’appartenance physique à l’église (art. 2, parag. 3, BayKirchStG = Loi bavaroise sur les impôts ecclésiastique). La capacité légale à déposer une demande pour quitter l’église s’oriente sur la législation du Reich concernant l’éducation religieuse des enfants, datant du 15 juillet 1921 (Journal officiel du Reich allemand, p.939, 1263), selon laquelle un enfant ne peut décider de son appartenance à une foi ou une religion qu’à partir de 14 ans. Dans l’Etat de Bavière, selon l’article 137, parag. 2 de la BV (Loi administrative bavaroise), cet âge est repoussé à 18 ans.

Entreprendre les démarches permettant de quitter l’église représente un tour de force qui, dès le départ, fait reculer de nombreux jeunes de cet âge, les dissuadant rapidement d’envisager sérieusement de faire ce pas : pendant de nombreuses années, dans les cours de religion et les enseignements préparatoires à la première communion et la confirmation, il leur a été inculquée une croyance qui considère que quitter l’église est un « péché mortel ».

Déjà, selon le catéchisme de cette église (parag. 2181), ceux qui délibérément manquent à l’obligation du Dimanche commettent un « péché grave ».

Cette sentence s’applique d’autant plus à celui qui tourne définitivement le dos à l’église catholique en entreprenant les démarches nécessaires pour la quitter. Voici une déclaration des évêques diocésains allemands à ce propos :

« En faisant la démarche de quitter l’église, quelles qu’en soient les raisons, un catholique se rend coupable d’une faute grave envers la communauté de l’église. » (déclaration des évêques diocésains allemands de décembre 1969, citation de von Campenhausen, op. cit., p.761)

Cette déclaration des évêques, évoquant une « faute grave », rejoint la définition du péché mortel qui se trouve dans le catéchisme de l’église au parag. 1857 : « Est péché mortel tout péché qui a pour objet une matière grave,… »

Selon l’enseignement de l’église catholique, ceci conduit à « la mort éternelle de l’enfer », tel que le définit clairement le catéchisme catholique comme conséquence d’un péché grave.

Baptiser les nourrissons d’office et retenir ses membres recrutés ainsi de force par la menace de la géhenne est en contradiction totale avec l’esprit de liberté de Jésus de Nazareth qui a dit : « Apportez-leur tout d'abord l'enseignement et ensuite baptisez-les. »
Baptiser d’office les nourrissons est, de plus, totalement contraire à la liberté de religion garantie par l’article 4 de la Loi constitutionnelle allemande et par l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme qui comprend le libre choix de sa religion. Liberté passablement entravée, voire exclue, par le processus du baptême des nourrissons et la menace de châtiment en cas de départ de l’église, considéré comme un péché. De plus, le viol psychique lié au baptême d’office des nourrissons est totalement contraire au respect de la dignité de l’être humain prévu par l’article 1, parag. 1 de la loi constitutionnelle allemande.

Que jusqu’alors personne n’en soit scandalisé et que les concernés se laissent dire sans grande réaction que ce sont leurs parents qui en ont décidé ainsi, ne peut s’expliquer que par le fait que l’on se soit habitué à ce système moyenâgeux et à l’horrible message de menace véhiculés par une longue tradition. En réalité, il s’agit d’une tradition contraire aux droits de l’homme, contre laquelle s’insurgent les chrétiens libres, tout comme des citoyens libres s’étaient à leur époque insurgés contre le commerce des esclaves et les discriminations raciales.



Il ne s’agit pas des affaires internes de l’église

1. L’usurpation du nom

La prévenue, affirme être « une avec le Christ » (Catéchisme de l’église catholique, N° 795). Elle affirme aussi être, en tant qu’église, le « corps du Christ » (Catéchisme, N° 805). Le chef de la prévenue affirme être le « Vicaire du Christ » (Catéchisme, N° 882).

Au demeurant, la justice a connaissance que la prévenue se qualifie de « chrétienne » et se recommande de Jésus de Nazareth, raison pour laquelle on parle communément de « l’église chrétienne ».

2. L’action extérieure de l’église dans la société

En tant que telle, l’église catholique exerce une influence sur la sphère publique. La « mission publique », oui même une « fonction de surveillance » qu’elle assure par l’imposition de la « foi chrétienne », fait partie de la compréhension que l’église a d’elle-même (voir Schlaich, « Der Öffentlichkeitsauftrag der Kirchen » dans « Handbuch des Staatskirchenrechts » = « La mission publique de l’église » dans « Manuel du droit canonique de l’église d’Etat », Vol.2, 2.édition, 1995, p.131,157). La prévenue accomplit sa mission publique principalement au travers de memorandum.

Dans la nouvelle constitution du Land de Brandenburg datée du 20/08/1992, cette mission publique trouve même, dans l’article 38, une reconnaissance formelle. Du reste, elle apparaît également dans différents concordats, par exemple dans celui de Basse-Saxe (1955), de Schleswig-Holstein (1957), de Hesse (1960) et de Rhénanie-Palatinat (1962) (voir ouvrage de Schlaich, op. cit., p.131). La constitution de l’Etat libre de Saxe (1992), dans son article 109, parle de « l’importance de l’église … dans la consolidation de la base religieuse et morale de la vie de l’homme. »

Dans la mesure où l’église catholique se considère comme habilitée « à accompagner et à évaluer la vie publique du point de vue de la religion » (Jeand’heur/Korioth, « Grundzüge des Staatskirchenrechts » = Les traits carctéristiques du droit canonique de l’église d’Etat, 1999, N° 64), en tant que collectivité de droit public elle agit vers l’extérieur de façon souveraine (voir Schlaich,op. cit., p.161). Dans la mesure où cette activité touche les droits de tiers, ce sont les tribunaux publics qui sont compétents (voir Korioth dans Maunz-Dürig, Nr 52 de l’art.140). Ceci s’applique tout autant aux déclarations de l’église concernant des tiers qu’à l’attribution à l’église de prestations publiques lésant des tiers.


IV. Atteinte à la liberté religieuse des plaignants

De tels préjudices peuvent constituer des entraves au droit fondamental de la protection de la liberté religieuse, garantie par l’article 4 de la loi constitutionnelle allemande.

1. L’effet horizontal des droits fondamentaux

La juridiction et la jurisprudence sont d'accord sur le fait qu’une atteinte aux droits fondamentaux ne se fait pas forcément de manière directe, par des ordres et des contraintes, mais peut également dans les faits se faire de manière indirecte (voir Cremer, op. cit. p. 150, Pieroth/Schlink, Grundrechte », 22ème éd. 2006, N° 238). De telles atteintes factuelles peuvent non seulement avoir lieu de manière directe à travers l'État, par exemple par des mises en garde de l'État face à certains produits ou par des subventions allouées par l'État à certaines activités, mais également à travers les personnes naturelles ou juridiques qui bénéficient d'un traitement de faveur de sa part et qui ainsi acquièrent des avantages par rapport à la concurrence. Il est entre-temps indéniable que dans ce domaine les droits fondamentaux peuvent jouer un rôle pour étayer une défense juridique. Dans la sphère non étatique (que ce soit entre des acteurs uniquement privés ou entre des personnes privées et des collectivités de droit public), les droits fondamentaux ont un « effet horizontal indirect » (Pieroth/Schlink, op. cit. N° 181; Cremer, op. cit. p.456). Cela conduit à des « constellations multipolaires de préjudices » (Cremer, op. cit. p.161; Wolfgang Roth, « Faktische Eingriffe in Freiheit und Eigentum », 1994, p. 298). La défense des droits fondamentaux et le droit de faire vérifier la légitimité des préjudices causés, ne sont pas seulement valables à l'encontre de l'État, qui rend possible les préjudices, mais également à l'encontre de l'auteur des préjudices lui-même, qu'il s'agisse d'une personne privée ou d'une collectivité de droit public. En fonction de la nature des préjudices, qu'elle soit de droit privé ou de droit public, la procédure de protection des droits fondamentaux aura lieu soit devant des tribunaux civils, soit devant des tribunaux administratifs. Dans les deux cas il s'agit de vérifier des atteintes factuelles aux droits fondamentaux commises par une partie non étatique.

L'importance de l'effet horizontal indirect des droits fondamentaux repose dans le fait « qu’il aide à préserver la liberté et l'égalité dans une société industrielle moderne hautement complexe. Les conditions nécessaires à la liberté et à l'égalité sont un état d’opposabilité factuelle, dans lequel chaque citoyen a les mêmes chances de poursuivre ses intérêts et d'obtenir satisfaction. A l’heure actuelle, cette opposabilité factuelle n'est, bien souvent, pas seulement éliminée ou mise en danger par le pouvoir de l'État, mais également par l'exercice d'un pouvoir privé, économique et social. » (Pieroth/Schlink, entre autres, N° 183)

2. La suprématie des églises, une menace pour la liberté

Cette menace réside dans le déséquilibre entre les grandes institutions et les nouveaux mouvements religieux, dans le fait que les églises bénéficient de multiples privilèges et de subventions élevées, alors que ce n’est pas le cas pour les autres communautés religieuses et leurs adhérents. On trouve un index impressionnant de ces privilèges et mesures de soutien dans l’ouvrage de Gerhard Czermak, « Religions- und Weltanschauungsrecht », (droit de religion et de conviction), 2007, page 23 :

- « L’Etat finance de nombreuses facultés de théologie chrétiennes qui ne forment pas seulement des professeurs de religion, mais également des prêtres. Il les finance avec les impôts perçus auprès de tous les contribuables et les équipe luxueusement (§ 17 I 4) ... En Bavière avant tout, il y a ce que l’on appelle les «Konkordatslehrstühle » (des « chaires du concordat » qui ne sont pas dans une faculté de théologie, mais pour lesquelles l’église a un droit de véto sur le choix des titulaires). Elles ont pour but de soumettre à l'influence chrétienne les étudiants des facultés des sciences de l'éducation, bien que, selon la loi constitutionnelle allemande (1975), les écoles primaires, malgré leur qualificatif ambigu d’« écoles interconfessionnelles chrétiennes », ne devraient pas porter l’empreinte de la foi chrétienne, mais tout au plus de quelques accents culturels chrétiens (§ 17 I 5). »

- « L’Etat finance la totalité de l'aumônerie militaire, de l’aumônerie des prisons et de l'aumônerie de la police. L'aumônerie militaire (§ 17 II 1, 2) est complétée par un cours d’instruction civique et morale, donné à la demande de l’Etat par les aumôniers militaires sur la base de la foi chrétienne.

- «…Certains Lands allemands, en particulier la Bavière, exercent une politique scolaire chrétienne résolue (§ 13 III, IV). L’Etat et les municipalités dressent non seulement le symbole de la croix, l’emblème de la foi chrétienne, dans les écoles et les chambres d’hôpitaux, c’est-à-dire dans des espaces publics et sociaux, mais également dans les salles d’audiences, les salles des conseils municipaux, et même au Parlement – lieu par excellence de l’exercice du pouvoir public et séculier (§ 10 V 3). »

- « L’Etat rétribue des évêques, des chanoines et d’autres hommes d’église avec l’argent des contribuables de toutes les autres confessions ou sans confession (§ 15 III 1 b). Et même lorsque les fonds publiques sont maigres, il soutient généreusement avec les deniers publics les Kirchentag, (grands rassemblements de l’église catholique et protestante), et même les séminaires de prêtres. » (N° 47)

- « On méconnaît beaucoup l’étendue réelle des subventions versées par l’Etat aux églises … En tant que partie du financement des églises, et en tenant compte des subventions pécuniaires indirectes (renonciations à des recettes de la part de l’Etat), elles sont même plus importantes que les recettes des impôts ecclésiastiques. Les subventions versées pour les établissements et services sociaux dirigés par l’église ne sont pas incluses dans l’énumération qui suit. Pour avoir un ordre de grandeur : il s’agit du financement (données datant de 1999-2001) des cours de religions (1,342 Md €), des facultés publiques de théologie et autres centres de formations ecclésiastiques (600 Mio €, évaluation minimum), de l’aumônerie militaire (27 Mio €), de l’aumônerie de la police et des prisons, des évêques et autres hommes d’église, des grands rassemblements religieux comme les Kirchentag, des charges générées par les édifices religieux, de diverses subventions de construction, d’avantages fiscaux, d’aides à la restauration des monuments historiques, de formations pour adultes (surtout académiques), d’encadrement de la jeunesse, d’émissions
(diffusion gratuite d’émissions dans le cadre des plages horaires réservées à des tiers au sein des radios et télévisions publiques), d’amendes judiciaires, de mesures d’aides à la création d’emploi, d’activités à l’étranger (culture, aide au développement, présence missionnaire). Pour récapituler, Frerk a calculé qu’en l’an 2000, les subventions directes de l’Etat se sont élevées à 8,3 Mds € et que d’autre part ce dernier a renoncé à 10 Mds € de recettes. Cette perte est en partie due à la déduction totale de l’impôt ecclésiastique de l’impôt sur le revenu, ce qui revient à un montant annuel de pas moins de 2,6 Mds €, et pour 2004 de 3,75 Mds € . Il est à noter qu’en l’occurrence ce n’est pas l’église qui profite de ces sommes, mais ceux qui paient l’impôt ecclésiastique, et qui, de ce fait, sont subventionnés par tous les autres contribuables. »

« En dépit du fait qu’il n’ait pas encore honoré son engagement de rachat de toutes les prestations publiques historiques encore vigueur en 1919, y compris pour les nouveaux Lands, l’Etat s’est engagé dans une multitude de nouveaux accords contractuels à durée indéterminée engageant de grandes ressources financières (§ 15 III 3 e). »« De nombreuses minorités religieuses sont, en contradiction avec les résultats apportés par des recherches scientifiques, diffamées globalement avec le qualificatif de secte, vilipendées et pénalisées par des organes étatiques. Même le rapport final plutôt réaliste de la commission d’enquête menée à ce titre par le Parlement allemand (1998), n’a pas fait grand cas des mouvements ecclésiastiques minoritaires comme l’Opus Dei, dont le caractère totalitaire et l’énorme influence ont été très étudiés. » (N° 51) « Depuis les années 70, ce que l'on appelait les sectes, comme on aimait qualifier de manière méprisante les petites ou nouvelles communautés religieuses, se trouvèrent au centre de l'intérêt public. On parlait souvent (et souvent à tort) de « religions de jeunes » ou de « sectes de jeunes », également de « nouveaux mouvements religieux ». Par le bais de divers rapports et films, mais également en se servant d'histoires inventées, il fut possible d'éveiller l'impression générale qu'un grand nombre de ces groupements avaient recours à des méthodes de psychoterreur irrespectueuses de la dignité humaine, qu'ils maltraitaient systématiquement les enfants pour les endoctriner, qu’ils avaient recours à la menace pour empêcher leurs membres de quitter le mouvement, qu'ils les exploitaient économiquement, sexuellement et d'autres manières encore, constituant ainsi une menace pour la société. L’affirmation non vérifiée et infondée que quelqu'un faisait partie d'une « secte » suffisait à pouvoir anéantir son existence. Les organes étatiques et les délégués aux sectes envoyés par l'église attisaient l'opinion publique dans ce sens en répandant des mises en garde. Les délégués aux sectes des grandes institutions ecclésiastiques, surtout de l'église protestante, commencèrent leurs activités influentes au moment où le nombre des personnes quittant l'église augmenta en flèche et que les églises, à cause de ce processus d’érosion venant de l'intérieur, commencèrent à voir dans les « sectes » des concurrents. Par leur travail intensif de communication en direction des médias, du monde politique, des établissements pédagogiques et même des tribunaux, ils réussirent à transmettre leur manière de voir le problème. » (N° 206)

Pour les minorités religieuses, donc également pour les Freien Christen für den Christus der Bergpredigt aller Kulturen weltweit (les chrétiens libres pour le Christ du Sermon sur la montagne dans toutes les cultures du monde entier) et leurs adhérents, c'est-à-dire pour les plaignants, la conséquence en est une atteinte à leur liberté de croyance, telle qu’elle est garantie par l’article 4 de la loi constitutionnelle allemande. Au vu des subventions étatiques que reçoivent l’église catholique et ses membres, tel que cela est décrit ci-dessus, ils sont de toute évidence très nettement défavorisés. Même au sein de l'État constitutionnel ancré dans le pluralisme, l'église catholique a réussi à se profiler comme facteur de pouvoir politique et social, comme leader d’opinion en ce qui concerne la manière de traiter les minorités religieuses qui, suite aux campagnes menées des années durant par les délégués aux sectes des églises, sont dénigrées de manière globale et traitées de « sectes ».
Alors que l'État subventionne avec les deniers publics le déploiement de luxe et les démonstrations de puissance de l'église au cours de manifestations publiques comme par exemple les Kirchentage, les adhérents d'une minorité religieuse ont eux toutes les difficultés du monde à obtenir l'autorisation d'organiser un petit stand d'information. Pendant que l'État accorde à l'église catholique des privilèges fiscaux illimités, des minorités religieuses doivent elles essayer de survivre financièrement au moyen de dons et ont des difficultés à faire reconnaître d'utilité publique leurs aspirations religieuses.

3. Autres raisons pour l’habilitation à agir en justice des plaignants

Que l’atteinte à la liberté de religion soit légitime ou illégitime, c'est-à-dire qu’il ne s'agisse pas seulement d’une atteinte aux droits fondamentaux mais d’une violation des droits fondamentaux, dépend, comme pour toute atteinte aux droits fondamentaux, de l’appréciation de la légitimité de l’atteinte.
Si, au détriment d'autres communautés religieuses et de leurs adhérents, on accorde des privilèges et des subventions à l'église catholique parce qu'elle passe pour être chrétienne, mais qu'en réalité elle ne l'est pas, il ne s’agit pas de ce qu’on appelle une atteinte légitime. L'attribution par l'État de privilèges ecclésiastiques et l’inégalité que cela entraîne au détriment d'autres communautés religieuses a lieu sans raison objective déterminante, et constitue en cela une enfreinte au principe d’égalité de traitement, garanti par l’art. 3 de la loi constitutionnelle allemande. Cette illégalité n'est pas seulement à imputer à l'État, mais également à l'église qui s'arroge l’accès à des privilèges en faussant les donnés, c’est-à-dire en affirmant expressément être chrétienne, ou en en donnant tacitement l'impression, bien qu'en réalité elle ne le soit pas.

C’est comme si une entreprise habilitée à faire usage de prérogatives de puissance publique enfreignait les droits fondamentaux d'un tiers, ou encore si une entreprise recevait une subvention de l'État et qu’en en faisant usage elle porte préjudice aux débouchés de ses concurrents.
Cette enfreinte ne commence pas au moment où l’entreprise habilitée ou le bénéficiaire de subventions entreprend concrètement quelque chose, mais dès lors qu’on lui attribue ces pouvoirs ou ces subventions (Cremer, « Freiheitsgrundrechte » = Droits fondamentaux sur la liberté, 2003, p.164 et 166). Si celui qui est habilité ou celui qui est subventionné s’arroge à tord ce pouvoir ou cette subvention, non seulement le fait de donner des pouvoirs et d’attribuer des subventions est illicite, mais également l’usage, par celui qui y a été autorisé, de prérogatives de puissance publique à l’égard d’un tiers, ainsi que l’utilisation des subventions sous le régime du droit privé par celui qui les a perçues, car l’une des conditions nécessaires pour agir de façon souveraine, et respectivement sous le régime du droit privé, n’est pas requise. Le tiers concerné n’a alors pas uniquement un droit de défense contre l’Etat qui a conféré des pouvoirs, respectivement attribué des subventions, mais également directement contre l’habilité, respectivement le subventionné.

Et s’il existe un réel danger que de telles attributions de pouvoir, respectivement de subventions, mettant en danger les droits fondamentaux, soient régulièrement attribuées, respectivement que les concernés se les arrogent, cela permet, selon l’article 19, paragraphe 4 de la loi constitutionnelle allemande, en relation avec § 40 de la juridiction de l’ordre administratif, de faire valoir, à titre préventif, le droit de défense en engageant une action en cessation. (voir Kopp/Schenke, VwGO, 13ème édition, avant-propos, § 40, Nr.34).

4. La tromperie sur la marchandise conduit à une infraction contre la loi

4.1 En portant le nom de « chrétien », l'église catholique acquiert non seulement la possibilité d’émettre des jugements « chrétiens » sur la société et la politique, sur les personnes athées et toutes celles dont la foi divergent de la sienne, mais a également la possibilité de percevoir ce que l’Etat et la société de ce que l'on appelle l'Occident chrétien n'accordent qu'à l'église : de très hautes subventions étatiques, une haute réputation sociale, des droits participatifs institutionnalisés spéciaux dans des domaines publics comme par exemple les stations de radio publiques, les comités consultatifs d’éthique, les consultations sur des projets de loi, les réceptions officielles, et autres choses semblables. Le fondement de la légitimation à la base de tout ceci est le qualificatif « chrétien » et le fait de se réclamer de Jésus de Nazareth. L'église agit en tant que représentante du « christianisme » qui, dans ce qu’on appelle l’Occident chrétien, est encore considéré comme devant être encouragé. Si la prévenue n'était pas une communauté de foi « chrétienne », elle ne jouirait de loin pas du soutien que l'État lui accorde actuellement sous forme de subventions, d'exonération d'impôts et de privilèges politiques et sociaux. La supposition qu’il s’agisse d’une « église chrétienne » est une condition évidente ayant permis à la prévenue de bénéficier du soutien politique et social lui procurant la suprématie religieuse et idéologique dont elle jouit à l’heure actuelle en Allemagne.

4.2 Comme cela a été expliqué dans l'exposé des motifs de cette accusation, l'église catholique se nomme indûment « chrétienne » et se réclame indûment de Jésus de Nazareth.

Définir ce qui est « chrétien » et savoir si quelqu'un peut se réclamer de Jésus de Nazareth est une déclaration qui contient aussi bien des éléments objectifs que des appréciations de valeur. La référence de base étant
l’enseignement de Jésus de Nazareth.

Il existe certainement dans certaines communautés de foi des comportements et des enseignements sur lesquels on pourrait se disputer pour savoir s'ils correspondent encore aux enseignements du Nazaréen ou pas. Dans de tels cas, il s'agirait d'appréciations entrant dans le cadre d'une liberté d'appréciation défendable. Une appréciation se transforme en tous les cas en moyen de fait dès lors qu’elle se trouve « hors du cadre d'une liberté d'appréciation défendable. » (voir Wenzel, « Das Recht der Wort- und Bildberichterstattung », 5ème édition, ch.4, Nr.78).

C’est le cas ici : le comportement et les enseignements de la prévenue décrits plus haut n’ont de toute évidence plus rien à voir avec l'enseignement du Nazaréen, et y sont même diamétralement opposés. C'est pourquoi le fait que l'église affirme être « chrétienne » et pouvoir se réclamer de Jésus de Nazareth est un moyen de fait qui est contraire à la vérité.

Étant donné que, soit expressément soit tacitement, elle arbore sans cesse ce moyen de fait et que ce faisant, elle s'arroge les avantages publics décrits auparavant, avantages à travers lesquels ses concurrents en matière de religion, tout spécialement les plaignants, subissent de grands préjudices, ceux-ci peuvent exiger de la prévenue la cessation de cette affirmation ne correspondant pas à la vérité.


V. atteinte aux droits de la personnalité de Jésus de Nazareth

1. Protection de la biographie et du souvenir d’une personne

Selon la jurisprudence de la Cour fédérale de justice, la protection des droits de la personnalité reste valide au-delà de la mort d'une personne, car les valeurs liées à la personnalité dignes d'être protégées s’étendent au-delà de la capacité de jouissance des droits civils de leur sujet, qui elle échoit au moment de sa mort. Cela est tout particulièrement valable dans le cadre du respect des valeurs défendues par la Constitution, qui « ne prévoit pas que la protection des droits de la personnalité soit limitée à la durée de la vie de l’être humain. » (Cour suprême fédérale allemande des affaires civiles 50,136 et 107, 391 ; de plus, Palandt, N° 179 a)

Selon cette jurisprudence, la protection de la biographie et du souvenir d’une personne fait également partie de la protection des droits de la personnalité, de sorte que de graves altérations opérées sur une biographie et le souvenir d’une personne peuvent donner lieu, même post mortem, à une action en cessation.

Il revient avant tout à ceux qui étaient proches des défunts de leur vivant de faire valoir cette protection de la personnalité. Selon la jurisprudence de la Cour fédérale de justice, s’ajoutent à ceux-ci « les parents proches du défunt qui, souvent, subissent eux-mêmes les répercussions des diffamations déversées sur un membre de la famille qui est décédé. » (voir Cour suprême fédérale allemande des affaires civiles 50,140, où la Cour suprême fédérale allemande laisse expressément indéterminé le cercle des personnes autorisées à faire valoir cette protection.)

Il n’est pas non plus fixé de limitation de délai concernant le dépôt d’une demande en justice pour faire valoir les droits de la personnalité d’un défunt. Ce qui est décisif, c’est que « la personne autorisée à faire valoir ces droits puisse prouver le bien fondé de sa demande de protection juridique », « qui s’amenuise au fur et à mesure que le souvenir du défunt s’estompe. » (réf. précédente, p.140)

2. Dans le cas de Jésus de Nazareth, voici ce qui en découle :

2.1 Une limitation de la durée de validité dans le sens décrit par la Cours suprême fédérale n’est jusqu’à ce jour pas intervenue : Jésus-Christ est considéré comme le fondateur du christianisme, prêtant son nom à « l’Occident chrétien » et à tous ceux qui se nomment chrétiens, tout particulièrement les églises ainsi que certains partis politiques. On ne peut donc pas dire que dans son cas « le souvenir du défunt se soit estompé ». Ainsi perdure le droit à la protection de sa biographie et du souvenir de sa personne.

2.2 Faire valoir le droit à cette protection n’est pas entravé par le fait que l’on ne puisse pas retrouver de « parents proches » au sens habituel du terme, c’est-à-dire de parenté physique. Selon la Cours suprême fédérale, le ratio de la qualité de parenté se détermine, au cours de l’investigation de la « légitimation à faire valoir ces droits », par la proximité entre la personnalité à protéger et le propre intérêt de celui qui veut faire valoir le droit de protection. Cet intérêt est normalement celui de la parenté physique. Mais on peut également le concevoir de la part de personnes qui ont choisi de prendre pour exemple pour leur vie toute entière la personnalité à protéger. En ce qui concerne le fait de faire valoir la protection de la personnalité de Jésus de Nazareth, ceci est d’autant plus concevable qu’il est connu que Jésus considérait la famille spirituelle comme beaucoup plus importante que les liens de sang. Rappelons à ce propos sa réaction lorsque sa mère et ses frères le cherchaient : « Qui est ma mère et qui sont mes frères ? » Puis il regarda les gens assis en cercle autour de lui et dit : « Voyez : ma mère et mes frères sont ici. Car celui qui fait la volonté de Dieu est mon frère, ma sœur ou ma mère. » (Marc, 3:35)

2.3 Cet aspect de la parenté spirituelle en tant que condition pour faire valoir les droits de la personnalité post mortem de Jésus garantit également que cette habilitation à porter plainte ne soit pas attribuée à tout un chacun qui, dans le sens d’une action populaire, se recommanderait tout simplement de Jésus. Il est essentiel de pouvoir vérifier que le plaignant croit en un enseignement correspondant à l’enseignement du Nazaréen et s’efforce de le mettre en pratique dans sa vie quotidienne.

2.4 Cette condition est remplie par les plaignants.

Ils adhèrent à la « Profession de foi des chrétiens des origines dans la Vie Universelle », qui conformément à la note 2, parag. 2 , est partie intégrante des statuts de l’association représentant la communauté de foi. (Annexe 2) Cette déclaration renoue avec tous les points essentiels de l’enseignement de Jésus tels qu’ils ont été résumés plus haut, excluant tous les rites et dogmes développés par les grandes églises pendant des siècles et contraires à cet enseignement. Cette concordance entre les aspects essentiels de l’enseignement de Jésus de Nazareth et les différents points de la déclaration de foi des chrétiens des origines peut faire l’objet d’une vérification judiciaire par comparaison de textes.

Non seulement les plaignants croient en l’enseignement des chrétiens des origines dans la Vie universelle, mais depuis de nombreuses années, ils se sont donné pour tâche de vivre selon cet enseignement de participer à sa diffusion.

C’est la raison pour laquelle les plaignants, et touts ceux qui font la volonté de Dieu, sont légitimés à faire valoir post mortem les droits de la personnalité de Jésus de Nazareth qu’ils ont pris pour exemple dans leur vie.

Dans ce sens, ils s’insurgent contre les falsifications en masse opérées sur l’enseignement et la biographie de Jésus de Nazareth, qui a apporté Son grand enseignement à l’humanité. La prévenue a détourné Son enseignement divin et l’a transformé en son absolu contraire. Le Sermon sur la Montagne tout particulièrement a été falsifié, respectivement relativisé au point qu’il ne joue plus de rôle essentiel dans la vie quotidienne de l’homme ; au lieu de cela, il est qualifié d’utopie irréalisable. De cette manière, le message central du christianisme a été falsifié. La règle d’or « Ce que tu ne veux pas que l’on te fasse, ne le fais pas à autrui » a été pratiquement éradiquée au profit de la guerre de chacun contre tous qui a donné naissance à une civilisation qui se trouve actuellement au bord du gouffre et qui doute de ce Dieu que les églises ont décrit comme un Dieu qui punit. La Bonne Nouvelle de Jésus de Nazareth a été transformée en un message de menace d’origine satanique.

Les quelques exemples analogiques qui suivent contribueront à expliquer à quel point la prévenue trompe sur la marchandise en utilisant l’enseignement de Jésus de Nazareth. Quelle serait notre réaction :

s’il était dit que le Dalaï Lama aurait appelé à la révolte armée contre tous ceux qui ne partagent pas sa foi ?s’il était affirmé que Nelson Mandela aurait appelé la population noire de son pays à assassiner tous les blancs en criant : « Dieu le veut ! » ?s’il était affirmé que Martin Luther King aurait appelé à faire esclaves tous les américains blancs qui ne se plient pas à sa volonté en refusant de faire baptiser d’office leurs enfants par des prêtres vaudou ?s’il était dit que Willy Brandt aurait déclaré que la réconciliation entre les peuples était une grave erreur ?

Autoriser l’église catholique à s’appeler « chrétienne », c’est-à-dire à se recommander du Christ en éclipsant ainsi ses actes de l’histoire de l’humanité, est-ce que cela ne serait pas comme si à l’évocation du nom d’Hitler, on ne pensait qu’aux autoroutes qu’il a fait construire et que l’on refoulait tous ses crimes ? Alors que l’église, tout au long de son histoire, compte à elle seule des crimes bien plus graves encore que ceux d’Hitler, de Franco et de Mussolini réunis. Trois dictateurs criminels à qui l’église a, comme si souvent au cours de l’Histoire, tenu l’étrier. Après le carnage qui eut lieu durant la guerre et qui coûta la vie à des millions de personnes, de nombreux criminels SS ont avec l’aide du Vatican reçu une nouvelle identité et ont pu s’évader à l’étranger, évitant ainsi les poursuites judiciaires auxquelles ils auraient normalement dû être soumis. De vrais chrétiens préparent le chemin du Christ de Dieu et non de fascistes criminels.

Ce ne sont que quelques exemples et analogies permettant de faire ressortir la dimension de la tromperie sur la marchandise qualifiée de « chrétienne » : une escroquerie scandaleuse commise jusqu’à aujourd’hui à l’encontre de l’enseignement de Jésus de Nazareth. Le tout, dans le but de tromper les gens par une désinformation ciblée. C’est « l’astuce » satanique de l’adversaire de Dieu.

Dans les cas du Dalaï Lama, de Nelson Mandela, de Martin Luther King ou de Willy Brandt, une altération massive de leur biographie et de leur personnalité déclencheraient une gigantesque vague d’indignation dans l’opinion publique. Dans le cas de Jésus, le Christ, la société laisse faire dans l’indifférence. Pourquoi ?

Les plaignants, représentants des chrétiens des origines d’aujourd’hui, ne veulent pas tolérer cela plus longtemps et pour cette raison demandent à la prévenue de cesser de se nommer « chrétienne » dans le sens de la présente plainte.
Dr. Sailer Avocat Dr. Hetzel Avocat

Download: Depot de plainte - 21.09.2009.pdf [234 KB]

The defendant is enjoined from calling itself “Christian.”


LAWSUIT

Administrative Court Freiburg
Habsburger Straße 103
79104 FreiburgGermany
September 21, 2009
L A W S U I T
re

1) Dieter Potzel
2) Dr. Peter Thurneysen
3) Matthias Holzbauer
4) Alfred Schulte
5) Dr. Gert-Joachim Hetzel
6) Dr. Christian Sailer

All at Max-Braun-Straße 2, 97828 Marktheidenfeld
- Plaintiffs -
Counsel for the Plaintiff: Attorneys-at-Law:
Dr. Christian Sailer
Dr. Gert-Joachim Hetzel
Max-Braun-Straße 2, 97828 Marktheidenfeld,
Germany

Against

Archbishopric/Diocese of Freiburg,
represented by Archbishop Dr. Robert Zollitsch,
Schoferstraße 2, 79098 Freiburg


- Defendant -


To Cease and Desist

In the name of, and vested with full powers by, the aforementioned plaintiffs (Attachment 1) we herewith bring against the Archbishopric/Diocese of Freiburg a
L A W S U I T


and file for adjudication of the following:


I. The defendant is enjoined from calling itself “Christian.”


II. The defendant bears the litigation costs.


III. The adjudgment is provisionally enforceable in paragraph II.


G R O U N D S


I. Object of Proceedings


The plaintiffs demand:

that the defendant no longer calls itself “Christian.” It may very well continue to call itself Catholic and may continue to


recruit membership using compulsory means by way of the baptism of infants


justify wars


keep the wealth it acquired, to a considerable extent, through the use of violence


threaten the people with a punishing God


call for intolerance


be hostile to women and


condone animal torture,


but it should not call itself “Christian.”

Millions of people all over the world have dropped of the institutional church corporations. Many of them sincerely strive to live as Jesus of Nazareth taught and exemplified through his life. They have realized that what the institutional church corporations, particularly the Catholic Church, teaches and does, has nothing in common with the teachings of Jesus, the Christ.

Many such free Christians, who, as babies, had been appropriated by this institution without being asked, have tried to free themselves of the stigma of this un-Christian organization and have demanded that their name be erased from baptismal records. This is categorically denied by the Catholic Church – as by the Protestant Lutheran Church, as well – with the claim that baptism is a procedure that cannot be revoked.

The Catholic Cardinal Antonio Maria Rouco explained in the Catholic News Service “KATH.NET” on July 13, 2004, that baptism remains in force for evermore and eternally, “being a part of our DNA.”

This statement vividly illustrates the attitude of the Catholic Church, as it is also laid down in the Catholic statements of doctrine.

Christ said, and originally, this is written in the Bibles of the churches: “Teach first, and then baptise.” The church, however, introduced the compulsory baptism of infants and upholds this practice until today. This manipulation of under-aged children, in combination with their appropriation for an institution for all eternity, along with the well-known and devastating psychological consequences like church-induced neuroses or, even worse, lifelong traumatization through criminal child molesters, is utterly un-Christian and a mockery of Jesus, the Christ.

The refusal of the church to give up its claim on those who have left it and to release them from its appropriating shackles, has prompted free Christians who follow the Christ of the Sermon on the Mount worldwide – among them the plaintiffs – to concern themselves with Catholicism even more intensely. The astounding fullness of facts that has come to light as a result of this proves that the Catholic Church makes a mockery of the quality “Christian,” not only with its compulsory baptism, but with all of its doctrine and all of its history.

For this reason, on August 19, 2009, the plaintiffs called on the 27 bishops of the Catholic diocese to no longer call themselves “Christian” and that they pledge this in writing to the plaintiffs by September 20, 2009.

During the past 30 years and through the prophetic word, the Spirit of the Christ of God has repeatedly offered the possibility of a dialogue to the leaders of the Catholic institution. All the priest-men tossed His words to the wind and found Him not worthy of answering. And the bishops this time reacted in exactly the same way, thus forcing the plaintiffs to turn to the courts. In the case at hand, the plaintiffs are going against the diocese of the head of the German Bishop’s Conference.

The plaintiffs gave the reasons for their demand in writing on August 19, 2009, having written the following:



Hear, you bishops!
The game is over!
Stop calling yourselves “Christian”!

For centuries the church corporation, which you all head, has led people around by the nose and taken them for fools, in order to subjugate the people by way of religion and be able to continue to suck them dry, by having them dutifully continue to pay their church taxes.

But it is becoming more and more apparent that the institution you head may very well have been vocal in using the name of Jesus, the Christ, as if it had lawfully come into His inheritance, but in reality, you have trampled His heritage underfoot, and through your doctrine – and even more so through your deeds – you have continuously mocked and ridiculed Him, and still do so today. Daily, you nail Jesus, the Christ, to the cross again, because you do the opposite of what He wanted. And then you drag Him, who has resurrected, through the streets as a dead man on the cross in triumphal processions, like a trophy that you have run down.

What does the institution you represent practice other than spiritual legacy hunting, counterfeiting and fraudulent labelling of a spiritual nature? And, in addition, hypocrisy, because you adorn yourselves with a name you are not entitled to, since you have obviously betrayed the actual teachings and ethical-moral role model of Jesus of Nazareth. Otherwise, your institution’s past would not be filled to the brim with blood and crimes. And otherwise, at least today, you would act as the Nazarene exemplified through His life.

But there can be no mention of this, as we will soon demonstrate (see documentation in attachment).
Jesus taught: “First teach and then baptize.” With this, He leaves to each person his free will. You, on the other hand, reel in babies, inoculate them with guilt complexes from the earliest age, make threats with the punishments of hell and eternal damnation, thus extorting obedience and church taxes. Many mental illnesses, such as church-induced neuroses and abnormalities like pedophilia are not seldom the consequence. Any other organization would have long since been banned as a totalitarian organization on grounds of being in contempt of the Constitution and of violating human rights.
What did Jesus say when He drove the merchants selling live sacrificial animals out of the temple in Jerusalem? “My house shall be called a house of prayer for all the nations! But you have made it a den of robbers!” (Mk. 11:17)

No need to fear: We do not want to drive you from your magnificent dens and palaces. Feel free to remain there and believe whatever you want – for no belief or faith can be proved. You can also continue to let yourselves be paid by those who think your ceremonies and rituals that stem from paganism are good, and who want to continue to venerate the bones of the deceased and the statues of alleged “saints.”

Call yourselves Catholic, no one will contest that!
We want only one thing: Do not call yourselves “Christian” anymore!

For one day you will come to grief. And what you, over the centuries and until today, have made of the original, pure teachings of the Nazarene causes sheer outrage in those who, in their life, take seriously Jesus, the Christ, and His teaching, the Sermon on the Mount, in order to put it into practice step by step.
It is enough! For, yes, they still exist, the followers of Jesus, the Christ, who have not let their brains become clouded by litanies and pious sayings, who can still add two and two together, and can distinguish good from evil in their hearts, as the Nazarene taught us. And they can still grasp with a clear head what the great teacher of mankind, Jesus, the Christ, meant, when He said: “Do not lay up for yourselves treasures … where moths and rust consume!” “The one who takes up the sword will perish by the sword!” “Teach first and then baptize!” “… whoever causes one of these little ones who believe in me to sin, it would be better for him to have a great millstone fastened around his neck and to be drowned in the depth of the sea.” “Call no man on earth father, for you have one Father, who is in heaven.”
Are these sentences so difficult to understand? And yet, in the name of Jesus, the Christ – of all names – your institution has managed to violate each and every one of these few sentences listed here and to cause unending suffering, oceans of tears and blood, to come over mankind – and to even let itself be paid for this! Until today, the church has not yet truly dissociated itself from this criminal past. Even though, after decades of study, Karlheinz Deschner, one of the most eminent critical minds of our day, comes to the following conclusion:
“After intensely studying the history of Christianity, I know of no organization of the world, in antiquity, in the Middle Ages and during modern times, including and especially the 20th century, that at the same time is so long, so continuously and so terribly burdened with crime as is the Christian Church, particularly the Roman-Catholic Church.” (“Die beleidigte Kirche”, p. 42 f.)


It is enough! The time has come for the name of Jesus, the Christ, to finally be rehabilitated – the greatest prophet of all time, who became our Redeemer on the cross, who resurrected and comes again in the spirit, but is still being held on the cross by you!

Despite all the persecution throughout history, despite the Inquisition and eradication of all “heretical movements,” despite the “modern” Inquisition of our days – we are again here! We have taken up the rehabilitation of Jesus, the Christ. We are free Christians who walk in the footsteps of the freedom-thinker, Jesus of Nazareth. We are those who do not think His Sermon on the Mount is a utopia, but the sole realistic chance still remaining for mankind today. And because Jesus, the Christ, is a concern of our heart, because He is our heavenly friend and our divine brother, the Redeemer of all men and souls, we will no longer accept that His name be constantly misused by you and your institutional church doctrine for something totally different. Therefore:

● Feel free to continue to enjoy your assets of billions, hoarding your stocks and bonds, your shares in funds and the property of your church-corporation, while more than a billion people go hungry – but then, please do not call yourselves “Christian” anymore!

● Let yourselves continue to be fattened every year with the taxpayers’ billions, with state subsidies for anything and everything, including your bishops’ salaries, while millions of people are unemployed and pinched by poverty, as long as the taxpayers tolerate this and the lemmings who are servile to you in the government permit this – but then, do not call yourselves “Christian” anymore!

● Feel free to keep on spreading the “welfare fairytale” that the German social welfare system would collapse if it weren’t for the church, even though all public social facilities operated by the church are financed nearly 100% by the state and their respective users. But then, do not call yourselves “Christian” – for this would mean to keep the eighth commandment.
● Keep on justifying wars and military intervention, and perhaps even making new soldier widows believe that it is the will of God “to defend Germany in the Hindu Kush,” but do not call yourselves “Christian”!

● Keep on inoculating the faithful with the belief that there is an “eternal hell” and a “punishing God,” thus plunging them into mental and spiritual despair and alienating them from our heavenly Father, who is only love – but then, call yourselves “Catholic,” not “Christian” anymore!

● Feel free to continue to claim in your collections of dogmas that “no one outside of the Catholic Church, neither pagan nor Jew, nor unbeliever will take part in eternal life, but will rather fall victim to the eternal fire, ...which is prepared for the devil and his angels … ” (Neuner-Roos, Margin Note 381, German edition). This is how you deal with people and this is your Catholic posture of threat, but it is not Christian.

● Keep on discriminating against women as long as they acquiesce – but do not call yourselves “Christian” anymore!

● Continue to cover up for the child abusers among the ranks of your clergy, moving them from one parish to the next, for so long, until finally whole villages and towns will leave the church, because they are fed up and no longer want to look on while this happens – but please, do not call yourselves “Christian” anymore!

● Feel free to continue to be satisfied with the fact that – without ethics, without morals, without decency, without style and without manners – many people, as members of your church, are up to no good in society – but do not allow them to call themselves “Christian”!

● Keep on trampling underfoot the teachings of the faith of the deed, which Jesus, the Christ, brought us (“Everyone who hears these words of mine and does them will be like a wise man … ”); keep on proclaiming your pagan structure of dogmas, your sacraments and rituals. Keep on calling yourselves “Catholic,” no one will contest you on that. But then, do not call yourselves “Christian”!

● Keep on condoning the bestial cruelties against the animals that are being perpetrated in the laboratories of animal experiments and on factory farms today – but then, do not call yourselves “Christian” anymore. For Jesus of Nazareth was a friend of the animals.

It is more than enough! We do not contest you on your faith! But we call on you to no longer use the designation “Christian.” If by September 20, 2009, you do not answer us by consenting to this, we will go to court in protest of this presumptuous abuse of Christ’s name, in order to rehabilitate Christ.

Since this is a matter of public interest, we will take the liberty of informing the public.



Herewith, we submit the presentation of facts of this notice as a matter concerning the current proceedings, as well as the attached documentation of the notice, which contains the following:


Documentation

The Catholic Church should no longer call itself “Christian”!

What would Jesus of Nazareth say if He were to come again to the Earth today and see what the church has made of His life’s works?



The Vatican – The Greatest Warmonger

Jesus, the Christ, taught love of enemy and non-violence. “The one who takes up the sword will perish by the sword.”
As absolute monarch of the church-state, the pope in Rome, however, has often waged war himself and participated in civil wars. Over and over again, the popes have incited and supported wars, yes, they have incited whole nations to wage war against one another – for instance, the Byzantines against the Ostrogoths, the Franconians against the Lombards, the Normans against the Hohenstaufen dynasty and vice versa.
During the 17th century, the Vatican fueled the Thirty Years War in Germany, and in 1914, the Vatican ambassador in Vienna incited the Habsburgs against the Serbs in the First World War.
Shortly before the Second World War, Pope Pius XII let Hitler know that he would “withhold every damnation of Germany if it would wage war against Poland.” (Deschner, Ein Jahrhundert Heilsgeschichte, vol. 2, p. 41). Catholic army chaplains on both sides of the front always sent soldiers into battle with “God’s blessing.” The Vatican supported all fascistic and right-winged dictators in Europe and Latin America. After the Second World War, the Catholic Cardinal Josef Frings was the first to urge the rearmament of the Republic of Germany.
Catholic clergy were decisively involved in the genocide committed by Croatian fascists on orthodox Serbs from 1941-1943, in the bloody “cleansings” in Argentina from 1976-1983 and in the genocide committed by the Hutus on the Tutsis in Ruanda in 1994.
Leading Jesuits even justified the deployment of nuclear weapons, and thus, they accepted hazarding the consequences of the annihilation of entire nations.
During the Golf War in 1991, Pope John Paul II said: “We are no pacifists.” And in 1995, he called for a “just war” in Bosnia. And as Cardinal Ratzinger, a few months before his election, the present pope rejected pacifism as “unchristian.” And so, he rejects Christ!
Until today, the Vatican justifies the death penalty in its Catechism.


Intolerance Instead of Love for Neighbor

Jesus called upon all people to practice brotherhood and respected their free will.
But the Church has always shed blood while bloodily persecuting dissidents. From the Marchionites to the Cathars and Bogomils all the way to the Waldensers and Anabaptists, it eradicated all movements that were connected to original Christianity. With its agitating slogans, it is answerable for the pogroms against the Jews; it initiated the Inquisition and inflamed the witch-hunts. It spread its church doctrine with fire and sword, and thus, has the genocide of the Central and South American Indians and the plunder of a whole continent on its conscience. Even today, the Vatican persecutes religious minorities.


The Riches of the Church Is Blood Money

Jesus lived simply and taught that people should “not lay up treasures … where moths and rust consume.”
The church has laid up immense wealth over many centuries, by plundering the population, by mercilessly having the church tithe collected, by enriching itself on the victims of the Inquisition and the burning of witches, by falsifying documents, practicing legacy hunting and ensuring for itself tax exemptions and state subsidies, which, until today, continue to be held valid in many countries. What the church does as “good deeds” in the world is not financed by its enormous assets, but by donations of the faithful and subsidies from the state.
In Germany, these subsidies amount to at least 14 billion Euros a year in direct subsidies and tax exemption – not counting church taxes and state subsidies for public welfare facilities run by the church. The salaries of the bishops including their “royal” household expenses, as well, are paid by the state, in this case, by the respective German states.


Pope and Church – Proclaimers of Evil

Jesus taught the God of love, who loves all His children equally and undertakes everything to have them with Him again. He did not teach an eternal hell. Nor did He teach to baptize infants, saying, instead: “Teach first and then baptize.”
However, the church introduced the compulsory baptism of infants, and upholds this until today. An infant has no possibility to defend itself against this. This is against Jesus of Nazareth; it is a manipulation, a mental restriction imposed on defenseless children by way of the parents, as ordained by the church.
But, as if that weren’t enough: Until today, the church spreads the pagan idea of a punishing God, who punishes with eternal damnation all those people who do not follow the caste of priests. With this, until today, they terrify countless people, undermine their mental health and alienate them from God. This is a sin against the Holy Spirit.
From all these mental burdens that the church inflicts upon people, many mental illnesses develop, among others, the so-called church-induced neuroses. Since so many people are affected by this, we can understand the state our world is in.


The Guilt Complex – The Product of a Church that Is Against Sexuality

The church loads enormous guilt complexes onto people, by threatening them over and over again with guilt and eternal damnation. Then it has the nerve to claim that via its priests, it can forgive these sins, which, however, they are not capable of, at all. (The Bible was deliberately manipulated here. In reality, people should forgive each other their sins – it is still correct in the Lord’s Prayer: “… as we forgive those who trespass against us.”)
The implication is: “You are all sinners and will probably go to hell, unless you subjugate yourselves to our ceremonies” – this is psycho-logical blackmail. If the state or an association were to do this, someone would immediately intervene, saying: This is psychological terrorism.
The church’s hostility toward sexuality also leads to considerable problems in society, above all with priests. Enforced celibacy has no biblical foundation at all; and so, it is a purely ecclesiastical tradition and, what’s more, an unnatural condition, an expression of the church’s hostility toward sexuality. It is often accompanied by pedophilia and the terrible crimes that result from this.


Children and Youth Become Slaves of Pedophilic Priests
Despite all assurances and showcase speeches, sexual crimes among the ranks of the clergy are still not being rigorously cleared up. Over and over again, children and youth become slaves of pedophilic priests. For decades, pedophilic priests were covered for and transferred from one parish to the next. This, too, is a sin against the Holy Spirit, because it not only leaves young people emotionally traumatized, but also alienates them from God. The countless institutionalized children who were mistreated, abused and forced into labor in Catholic facilities have received no compensation until this very day.

The False “Holy Father” in Rome

Jesus was a simple, modest person, who honored God in all things.
At all times, His alleged followers surrounded themselves with all imaginable pomp, for which the people had to bleed. They cultivate a personality-cult and have themselves venerated as “Holy Father,” even though Jesus said: “Call no man on earth father, for you have one Father, who is in heaven.” In the Lord’s Prayer, we simply address this father as “Father,” and yet, we are supposed to address His alleged representative on Earth with “Your Holiness.” Is the chief priest of the Roman Church, attired in pagan robes, perhaps more than God?


Jesus Did Not Want a Caste of Priests

Jesus appointed no priests and established no church. He gave people an understanding of the inner religion of the heart, for: “The Kingdom of God is within, in you!”
However, the church turned these positive beginnings of Early Christianity into the outright opposite of what Jesus wanted: a hierarchically structured church of priests with rituals, vessels, robes and customs, which all verifiably stem from paganism. The church bound, and still binds, people to external pagan rituals such as the veneration of saints, pilgrimages, the ritual celebration of Mass, holy water, sacramental ceremonies, thus holding them captive in an externalized religion.


The Church that Is Hostile to Women and Children

Jesus always spoke up for women and their right to equality.
However, since it emerged, the church has oppressed women and labelled them second class. During the persecution of witches, it had them tortured with choice torture methods and cruelly killed. Illegitimate children of priests were turned into church slaves. Until today, women do not have equal rights in the church. Children, resulting from liaisons with priests, are alienated from their fathers and palmed off with meagre child support payments.


The Betrayal of Animals

Jesus loved the animals. When He fasted in the desert, they approached Him and made friends with Him. The first Christians lived primarily as vegetarians and, aside from soldiers, excluded hunters, as well, from their communities.
Right up until today, the church denies animals a soul and justifies the billionfold maltreatment and torment of animals in animal testing, factory farming and hunting. The indifference, yes, the disdain, for nature and the animals, which is based on church doctrine, plays a considerable part in today’s boundless, brutal exploitation of nature all over the Earth. Ultimately, the climate disaster also has its roots in this.



Despite all these clear contradictions, the
church still denotes itself “Christian,” as it always has.
This is a scandal that we no longer want to accept.

Down with this fraudulent labelling of the church!

We are free Christians who stand up for the Christ of the Sermon on the Mount. We feel linked and committed to Christ who lived among us as Jesus of Nazareth. No one has to make the original teachings of the Nazarene the guideline for his life. But whoever calls himself “Christian” should not constantly do the opposite of what Jesus, the great freedom-teacher, wanted and taught.
Just imagine that one of our ancestors developed a unique product of the highest quality and marketed it. At first, this product enjoyed a great reputation among the consumers and was highly prized. But then came a product pirate who produced an inferior product under our ancestor’s name. It only bears the same name, but it is worthless and even harmful to people after short term use. How would we react?
Would we simply look on – or would we try to point out to our fellowman the deceit, the product piracy and fraudulent labelling and warn them?

A source bibliography is attached to the documentation, from which all presented facts and those following can be substantiated:

Sources:
Karlheinz Deschner, Kriminalgeschichte des Christentums (bisher neun Bände)
Karlheinz Deschner, Ein Jahrhundert Heilsgeschichte, auch:
Die Politik der Päpste im 20. Jahrhundert
Karlheinz Deschner, Opus Diaboli
Horst Herrmann, Kirchenfürsten
Horst Herrmann, Passion der Grausamkeit
J.R. Grigulevic, Ketzer-Hexen-Inquisitoren
Hubertus Mynarek, Die neue Inquisition
Hubertus Mynarek, Herren und Knechte der Kirche
Matthias Holzbauer, Der Steinadler und sein Schwefelgeruch
Matthias Holzbauer, Verfolgte Gottsucher
Matthias Holzbauer und Gert Hetzel, Des Satans alte Kleider
Peter de Rosa, Gottes erste Diener
Curzio Maltese, Scheinheilige Geschäfte – die Finanzen des Vatikans
Carsten Frerk, Finanzen und Vermögen der Kirche
Vladmir Dedijer, Jasenovac – das jugoslawische Auschwitz und der Vatikan
Wer sitzt auf dem Stuhl Petri?, Band 1-3, Verlag DAS WORT
Wynfrith Noll, Wenn Frommsein krank macht
Ernst Klee, „Die SA Jesu Christi“
Neuner und Roos, Der Glaube der Kirche
Carl Anders Skriver, Der Verrat der Kirchen an den Tieren
Elinor Burket und Frank Bruni, Das Buch der Schande – Kinder und sexueller Missbrauch in der katholischen Kirche



We repeat once more: The plaintiffs do not contest the Catholicism of the Catholic Church or the name Catholic. The point is that it should not call itself “Christian” anymore.

The plaintiffs perhaps wouldn’t even have had any reason to concern themselves more closely with the un-Christian teachings and doings of Catholicism if they hadn’t been forced to do so through the outrageous appropriation of their person based on baptism and the categorical refusal of the church to release compulsorily baptized infants from their clutches.

The designation of “Christian” in connection with the Catholic Church is a brazen labelling fraud. Through this devious misrepresentation, countless people have been and are duped regarding the real doctrines and motives of Catholicism. This also applies to the unsuspecting parents of the plaintiffs, who entrusted their children to the church, trusting in an education based on the Spirit of Jesus, the Christ. The plaintiffs and all those who do the will of God are fighting against the fact that the name of Christ is being misused for this fraudulent appropriation and for the refusal to revoke it.

In the economic sphere of life, which, by right of its ultra wealth in the billions, the Catholic corporation is a part of, a firm, for instance, would not be permitted to sell an alcoholic beverage under the label “good for health,” or “alcohol free.” One would take a course of action against this as labelling fraud and, because of the danger to people, it would even be a case for the district attorney.

And if someone were to say that the Catholic Church has existed for a long time and therefore must be from God, then one would have to answer: If anything like the many machinations of the church exists for so long, it must be from Satan, because all those who strove for a true Christianity – be it the prophets, enlightened men and women, Original Christian communities and not lastly, Jesus, the Christ – were debased, defamed, discriminated against, harmed through character assassination and many of them were also killed. These are their works – right up to this day.

The bishops of the Catholic Church have no right to act for or in the name of Jesus, the Christ. They have been installed by the pope and are duty-bound to obey him. The pope, in turn, is installed by the bishops. The pope has nothing to do with Jesus Christ, for he is neither installed by Christ (“call no man Rabbi” – “for there is only one Father, who is in heaven”), nor does he do the will of God or of His Son, Christ.

The plaintiffs, on the other hand, and all those who do the will of God, are the legitimate followers of Jesus, because He so defined it in His testament, the New Testament, according to the following: “The one who does the will of My Father in heaven is My brother, My sister.”

The plaintiffs are the messengers of God on Earth and strive on Earth for the sovereign principle:
In all that you do, practice loyalty and integrity to the end of your days and depart not one finger-width from the ways of God.

This is why they denounce Catholicism’s estrangement from the teachings of Jesus, the Christ, and, above all, the abuse of His name.

For Original Christians or true Christians, the principle “Link and be” holds true. For the Catholic Church, “Divide, bind and rule” is in force.

The plaintiffs are the Board of Directors of the Community of Faith Universal Life of All Cultures Worldwide, and thus, speak for millions of Original Christians all over the world. They represent a recognized religious community and are thus equal to the Boards of Directors of the Catholic Institution. However, in relation to Jesus Christ, there is a difference: The plaintiffs and all those who do the will of God, are the rightful representatives of Jesus, because they have not trampled underfoot the teachings of God and of His Son Christ over the millennia. As the rightful followers of Jesus, they are called to protect His name from the abuse and mockery practiced by Catholicism.

Each of the plaintiffs is also personally and directly involved, because, against his will, he was appropriated by an institution, not just life-long but eternally, by way of a baptism that took place against his will and for which the church expressly refers to Jesus Christ. This is in stark contradiction to the teachings of Jesus and constitutes a brazen abuse of the name of the One for whose rehabilitation the plaintiffs have come forth in this incarnation: Jesus Christ.

The disgrace of being caught against their will in the registries and sphere of influence and power of an institution of the character of the Catholic Church is something the plaintiffs and all those who do the will of God will not put up with – neither for themselves nor, in particular, for Jesus, the Christ, whose name is also being misused for such purposes.



More About Compulsory Baptism:

The defendant gains its members through a compulsory act, namely, the baptism of infants without a will of their own, as written in Canon 96 of the Code of Canon Law (C.l.C.):
“By Baptism one is incorporated into the Church of Christ …” As a rule, baptism takes place during infancy. Catholic parents live in the belief that the newborn infant is burdened with the stigma of original sin from which it can be freed only through baptism.

In today’s Catechism of the Catholic Church it literally reads as follows:

“Born with a fallen human nature and tainted by original sin, children also have need of the new birth in Baptism to be freed from the power of darkness and brought into the realm of the freedom of the children of God, to which all men are called.50 ... The Church and the parents would deny a child the priceless grace of becoming a child of God were they not to confer Baptism shortly after birth.” (Catechism, No. 1250)

And in the Codex of Canon Law we can read in Canon 867, §1:

“Parents are obliged to see that their infants are baptized within the first few weeks. As soon as possible after the birth, indeed even before it, they are to approach the parish priest to ask for the sacrament for their child, and to be themselves duly prepared for it.”

In case the child is in danger of dying, baptism has to take place even against the will of the parents. Can. 868, §2 C.I.C. states the following to this:

“An infant of catholic parents, indeed even of non-catholic parents, may in danger of death be baptized even if the parents are opposed to it.”

Most Catholic parents defer to this statement and have their children baptized as early as possible, mostly just a few weeks after birth. According to prevailing opinion, their right to bring up the child is sufficient justification for this decision, even though, according to Catholic doctrine, baptism indissolubly binds the baptized child to it. The Catholic Catechism states the following to this:

“Having become a member of the Church, the person baptized belongs no longer to himself, but to him who died and rose for us.75 From now on, he is called to be subject to others, to serve them in the communion of the Church, and to "obey and submit" to the Church's leaders,76 holding them in respect and affection.” (Catechism, No. 1269).

The integration of the baptized child into the Catholic Church is irrevocable (compare here von Campenhausen, Hdb., Staatskirchenrecht der Bundesrepublik Deutschland, 2nd Edition, Berlin 1994, pg. 759 f.), which is why the church refuses to strike from baptismal records the names of those who have dropped out.



II. Legitimization of the Plaintiffs

1. Despite church persecution of all early Christian movements, which based themselves directly on Jesus of Nazareth and rejected the ecclesiastical distortion of His teachings, from the Marchionites, through the Cathars and Bogomils to the Waldensers and the Anabaptists, an original Christian movement has again emerged during our time. Its teachings do not consist of dogmas, ceremonies and hierarchies, as the churches proclaim and practice. Its core is the Sermon on the Mount. It is a faith that leads to the application of the Sermon on the Mount and of the Ten Commandments in daily life – according to the principles of equality, of freedom, of unity, of brotherliness and the justice that results from these.

Meanwhile, the Original Christianity of today has become a worldwide movement. It has no firm membership rosters; solely for legal purposes, legal entities have been formed in the individual countries, which bear the name of the community, organize events and disseminate the writings. The authority responsible for the total community of faith is the Association Universal Life of All Cultures Worldwide e.V.”, based in Germany. The plaintiffs 1), 3), 4), 5) and 6) are members of the Board of Directors of this association and are thus, notably, the representatives of the Original Christians.

2. In the name of freedom of those Christians, who follow the freedom teachings of Jesus of Nazareth, the plaintiffs turn against the above described compulsory recruitment of people as members of the Roman-Catholic organization. Presently, the plaintiffs experience the fact that the defendant even refuses to delete from church registries the names of those who have dropped out. Using public records, the church organization digs its claws into the souls of former members, which is another reason for the plaintiffs to denounce the un-Christian attitude of the defendant.

This appropriation takes place not only through the one-time coercive act of the baptism of an infant, but subsequently continues to be in effect throughout the whole life of the person, for, according to the view of the defendant, dropping out of church can end only the external membership in the church (Art. 2, §3 of the Bavarian Church Tax Law). The qualification for tendering a resignation is based on the Reich Law concerning the religious education of children from July 15, 1921 (Reich Law Gazette, pg. 939, 1263), which grants a child the right to decide on its own church affiliation upon completing it’s 14th year (§ 5, phrase 1). In Bavaria, based on Art. 137, §1 of the Constitution of Bavaria, instead of 14 years of age, it is 18 years of age.

To carry out the given opportunity to drop out would require a massive effort, which, at the outset, keeps many young people from seriously contemplating such a step: Over many years of religion classes, supplemented by special instructions for first communion and confirmation, they were taught to regard leaving the church as a “mortal sin.”

Already neglecting the so-called Sunday obligation is seen as a “grave sin.” (See Catechism, No. 2181).

This applies all the more to a final alienation from the Catholic Church by officially leaving it. In a statement of the German Diocese Bishops, it says:

“So if a Catholic declares his resignation from the church – regardless of the reason – this constitutes a grave transgression toward the church congregation.” (Erklärung der Diözesanbischöfe on December 1969, quoted from von Campenhausen, Ibid., pg. 7619

The statement of the bishops, which refers to a “grave transgression” connects with the definition of a mortal sin as a “grave matter” (Catechism, No. 1857: “Mortal sin is sin whose object is grave matter…”).

According to the doctrine of the Catholic Church, this leads to “eternal death in hell,” as the Catholic Catechism expressly defines the case of grave sin.

Compulsory baptism and retaining members who were acquired forcefully by threatening them with the eternal torments of hell contradicts the spirit of freedom of Jesus, the Christ, who said: “First teach and then baptize.” Aside from this, compulsory baptism contradicts the freedom of religion according to Article 4 of the Basic Constitutional Law of Germany, and according to Article 9, of the European Commission on Human Rights, which includes freedom of choice of religion, and which is exceedingly aggravated, that is to say, disqualified, by the mechanism of infant baptism and later threat of punishment of sin in the case of a resignation from the church. And, in the final analysis, the spiritual rape of infants that goes with compulsory baptism contradicts the “dignity of man” in Article 1, par. 1 of German Constitutional Law.

The fact that until now no offence was taken and those affected let themselves be fobbed off by saying that it was the parents who were acting for the underage child to be baptized, can simply be traced back to the fact that one has become accustomed to this system – reminiscent of the Middle Ages – and the terrible message of threat, within the framework of a long tradition. In reality, it is a tradition that goes against human rights, and which free Christians are now rising against, just as free citizens rose against slavery and racial segregation, in their time.


III. No Church Internal Matter

1. Pretentiousness of Name

The defendant claims of itself “to be one with Christ” (Catechism of the Catholic Church, No. 795) and to be “the body of Christ” as a church (Catechism, No. 805). The head of the defendant claims to be the “Vicar of Christ” (Catechism, No. 882).

Incidentally, it is known to the courts that the defendant designates itself as “Christian” and refers to Jesus of Nazareth, which is why there is a general reference to the “Christian Church” by the public.


2. Affecting the Outside World

As such, the Catholic Church has an influence on the public. A part of the self-image of the church is that it has a “mission to the public,” even a “guardian function” that it exercises to enforce the “Christian faith” (see Schlaich, “Der Öffentlichkeitsauftrag der Kirchen”, in: Handbuch des Staatskirchenrechts, Volume 2, 2nd Edition, 1995, Pp. 131 ff, 157). The defendant exercises its “mission to the public,” above all, through written position papers.

In the new constitution of the state of Brandenburg from August 20, 1992, this mission to the public is even expressly recognized in Article 38. Incidentally, it is introduced in contracts between church and state, for example, in the Lower Saxony agreement (1955) and in the agreements of Schleswig-Holstein (1957), Hesse (1960) and Rhineland-Palatinate (1962) (see Schlaich, Ibid., pp. 131). The constitution of the free state of Saxony (1992) refers to the “significance of the churches … for the consolidation of a religious and moral basis of human life” in Article 109.

Insofar as the Catholic Church considers itself authorized to “follow and assess public life from the standpoint of religion” (Jeand’heur/Koriath, Grundzüge des Staatskirchenrechts, 1999, Margin Note 64), as a corporation under public law, it acts as a sovereignty toward the outside world (see Schlaich, Ibid., pp. 161). When its actions touch upon the rights of third parties, then the state courts are responsible (see Korioth in Maunz-Dürig, Margin Note 52, to Article 140). This applies to church pronouncements about third parties, as well as to the utilization of state services by the churches, through which third parties are placed at a disadvantage.

IV. The Defendant’s Violation of the Freedom of Religious Development

Such disadvantages may involve basic rights impairments that are within the scope of protection of the freedom of religious development according to Article 4 of the Basic Constitutional Law of Germany.

1. The Effects of Basic Rights on Third Parties

In court rulings and in the literature there is agreement that basic rights encroachments can take place not only finally and solely through command and coercion, but can also take place virtually directly (see, for example, Cremer, Ibid., pp. 150, Pieroth/Schlink, Grundrechte, 22nd Edition, 2006, Margin Note 238 ff). Such de facto impairments can not only take place directly through the state, for example, through state warnings against certain products or state subsidies of certain activities, but also through those natural or legal persons who receive preferential treatment from the state, thus gaining an advantage in competition with other contestants. That in this area, positions on basic rights can also play a role as the basis for the right of defense has meanwhile become indisputable. Basic rights apply in non-governmental areas (whether between exclusively private parties or between private bodies and public corporate bodies) in the form of an “indirect effect between third parties.” (Pieroth/Schlink, Ibid, Margin Note 181; Cremer, Ibid, pp. 456 ff). The consequence of this is that it comes to a “constellation of multipolar impairments” (Cremer, Ibid., pp. 161; Wolfgang Roth, Faktische Eingriffe in Freiheit und Eigentum, 1994, pp. 298ff). The defense of basic rights and the right to have the impairments reviewed in terms of their legality, is, in such cases, not only directed against the state, which made the impairment possible, but also against the private or public detractor, itself. Depending on whether the impairment took place privately or under public law, the protection of basic rights takes place before the civil courts or before the administrative courts. In any case, it is a matter for the non-governmental review of de facto encroachments against basic rights.

In the process, the significance of the “indirect effect between third parties” is seen, above all, in the fact that “it helps safeguard freedom and equality even under the conditions of a modern, highly complex industrial society. This presupposes, namely … a state of virtual symmetry, in which every citizen has an equal chance to follow and carry through his own interests. Today, this virtual symmetry is not only often removed or compromised through governmental authority, but also through the exercise of private, economic and social power.” (Pieroth/Schlink, Ibid. Margin Note 183).

2. The Threat to Freedom by the Excessive Power of the Church

In the relationship between large, established churches and new religious movements, such a threat lies in the fact that the churches are granted multiple privileges and high subsidies at the expense of other religious communities and their followers. A very impressive overview of these privileges and supportive measures are found in Czermak, Religions- und Weltanschauungs-Recht, 2007, pp. 23f:

– “The government maintains numerous Christian theological faculties as educational institutions not only for religion class teachers, but also for priests. It finances them with tax monies collected from all citizens and lavishly endows them” (§17, I-4) … “Primarily in Bavaria, the so-called “Concordat Chair” (originally) should serve Christian influence of students in the Educational Science Faculties, despite the fact that according to Bavarian Constitutional Courts (1975), public elementary schools may, at most, have a culturally Christian accent, but may not be of Christian faith, despite the misleading appellation of a ‘Christian Community School.’” (§ 17, I-5).

– “… The government finances all military, prison and police chaplains. The military chaplaincy (§ 7, II-1,2) is also supplemented with classes in social studies, (§ 17, II-2d) which are taught per government regulation by military chaplains on the basis of Christian faith.”

– “… Some states, particularly Bavaria, operate a firmly Christian school politics (§13, III, IV). Even the symbol of the cross, the epitome of Christian faith, is used by governmental and local authorities, not only to equip schools and hospitals and thus, areas of social and public significance, but even courtrooms and municipal halls, including Parliament – places of exclusively secular public authority.” (§10, V-3).

– “The government also pays the salaries of bishops, canons and other clergy in other denominations and faiths using tax monies. (§15, III, 1 b). It promotes church conventions generously, and even seminaries for priests are supported with general tax monies, despite a scarcity of public funds.” (Margin Note 47)

– “The practical extent of governmental churches subsidies is largely unknown in terms of its dimensions … As part of the financing of churches, including direct non-cash subsidies (like the waiver of government income), they are even more significant than the revenues obtained through the church tax. Subsidies of the social services run by the church are not factored into the following. The magnitude is as follows: Financing (figures obtained from 1999-2001) of religion classes (€1,342 billion); state theological faculties and other church educational centers (€600 million – lowest estimate), military chaplaincy (€27 million), police and prison chaplaincy, salaries of bishops and other clergy members, church conventions, church building repairs, building grants of all types (including seminaries for priests), reduced fee privileges, monument maintenance services, adult education (particularly academies), youth work, radio broadcasting (free broadcasting of third party programs), court fines, job creation means, congregations abroad (culture, developmental aid, missions), etc. In summary, Frerk reaches the conclusion that for the year 2000, direct governmental subsidies amounted to €8,3 billion, and in addition, waived governmental income amounted to €10 billion. Part of this waiver includes the full deductibility of church taxes from the income tax at a rate of not less than €2.6 billion annually, and, in 2004, €3.75 billion. This sum however is not favorable to the churches, but to church taxpayers, who are, in turn, subsidized by all other taxpayers.”

– “Notwithstanding its still unredeemed commitment to dissolving all historical governmental services still in effect in 1919, including the contractual rights of new states, the government entered into a fullness of open-ended commitments requiring large sums of money.” (§15, III, 3 E).

– “Contrary to scientific conclusions, many religious minorities are vilified with blanket generalities as ‘sects,’ they are pilloried by governmental agencies and discriminated. In comparison, even the somewhat sobering final report of the pertinent Enquête-Kommission of the German Parliament (1998) paid no attention to special church movements like Opus Dei, whose totalitarian character and great influence has been thoroughly researched.” (Margin Note 51). “Since the 1970s, the so-called sects, as one tended to call all smaller or, above all, unfamiliar religious communities, have been the center of public interest. One likes to talk (often inappropriately) about religions or sects that appeal to the young, and about new religious movements. In reports and films, also based on contrived stories, the general impression was successfully awakened that a large number of these groups work with inhuman methods of psycho-terrorism, systematically mistreating children for the purpose of indoctrination, hindering those willing to resign with threats, practicing financial or sexual exploitation and much more, thus posing a threat to society. Alone the unverified and unwarranted claim that someone belongs to a ‘sect,’ could lead to the obliteration of their means of subsistence, and governmental agencies and church ‘sect commissioners’ fueled public opinion through public warnings … The sect commissioners of the mainstream churches, predominantly the protestant church, took up their influential activities, at the time when the numbers of those leaving the church skyrocketed and the churches, because of their own inner erosion, regarded the ‘sects’ as their competition. They managed, through intense public activity, to convey their view of the problem to the media, politics, training facilities and even the courts.” (Margin Note 206).

All of this led to the impairment of the freedom of religious development (Article 4 of Basic Constitutional Law) of religious minorities, also of the Free Christians for the Christ of the Sermon on the Mount of All Cultures Worldwide and their followers, that is, the plaintiffs. That they are severely handicapped in contrast to the Catholic Churches and their members, is apparent in view of the governmental support described above. Even in a pluralistic government of basic law, the Catholic Church became a power factor in politics and society, and a leader of opinion in terms of the treatment of religious minorities, which, meanwhile, are disdained with the blanket label of “sect” after years of campaigning by the church sect commissioners. While the government supports with taxpayers monies the church pomp and development of power in public events, as, for example, church conventions, the followers of a religious minority have difficulty to get even a permit for a small information stand. While the government grants unlimited tax privileges to the Catholic Church, religious minorities have to keep themselves above water with financial contributions, and have difficulties to get their religious efforts recognized as non-profit, at all.

3. Further Grounds for the Plaintiff's Right of Action

Whether the encroachment on the right to religious development is lawful or unlawful, that is, whether it is not only an encroachment on basic rights but a violation of basic rights, depends – as with any basic rights encroachment – on its legitimation. When, at the expense of other religious communities and their followers, the Catholic Church is granted privileges or subsidies because it is presumed to be Christian, but in reality is not, then this legitimation is lacking. The state bestowal of church privileges, involving unequal treatment at the expense of other religious communities, is carried out without the originally applicable factual grounds, and is thus, a violation of the principle of equal treatment according to Art. 3 of Basic Constitutional Law. The illegality, however, is not only to be attributed to the state, but also to the church, if it obtains these privileges by fraud, using false information, in that it expressly claims or tacitly implies it is Christian, when, in reality, it is not.
This is like a businessman who is given authorization to act on behalf of the government, and, as such, violates the basic rights of third parties; or a businessman who receives state furtherance support and, in using this support, prejudices the commercial prospects of competing companies. This infringement does not only take place through a specific measure carried out by the recipient of the governmental authorization or support, but already through the act of authorization or furtherance (Cremer, Freiheitsgrundrechte, 2003, p. 164, 166). If the recipient of the authorization or support obtains these by fraud, then not only is the act of authorization or furtherance unlawful, but also the sovereign actions toward third parties – of the one authorized, or the utilization of support under civil law by the one receiving furtherance – because one of the prerequisites that makes possible his sovereign action or his action under private law, respectively, is lacking. The right of defense of the third party concerned is not only directed against the state, which granted the authorization or support, but is also directly against the recipient of the authorization or furtherance support.

And if there is specific danger that such governmental authorizations or furtherance support jeopardizing basic rights are obtained by fraud over and over again, then, according to Art. 19, par. 4 of the Basic Constitutional Law, and in connection with § 40 of the Rules of the Administrative Courts, this opens up the opportunity to argue for preventive legal protection by way of a lawsuit to cease and desist (see Kopp/Schenke, VwGO, 13. edition, Prelim.
§ 40, Margin Note 34).

4. Fraudulent Labelling Leads to a Violation of the Law

4.1 By using the name “Christian,” the Catholic Church not only procures for itself the possibility to pass “Christian” judgment on society and politics, and on people of different faith or on atheists, but also the possibility to receive what government and society in the so-called Christian western world grant only to the church: especially high governmental subsidies, an exceptional social reputation, special institutionalized rights of participation in governmental and public spheres, as, for instance, broadcasting corporations under public law, advisory committees on ethics, in hearings on the law, state receptions and the like. The basis for legitimizing all this is the appellation “Christian” and the reference to Jesus of Nazareth. The church acts as the representative “of Christianity” which, in the so-called Christian western world, is still considered to be particularly worthy of support. If the defendant were not a “Christian” religious community, it would not receive anything remotely close to the amount of present governmental support by way of financial benefits, tax exemptions and political and social privileges. The assumption that it is a “Christian church” is a self-evident prerequisite for the fact that the defendant obtained and obtains the political and social benefits which provide it with its present religious and ideological predominance in Germany.

4.2 As presented at the beginning of the grounds for the lawsuit, the Catholic Church, however, wrongfully calls itself “Christian,” and wrongfully makes references to Jesus of Nazareth.

What “Christian” is and whether someone can make references to Jesus of Nazareth is a statement which contains factual as well as judgmental elements. The starting point is the teachings of Jesus of Nazareth.

Certainly, there are behavior patterns and teachings of religious communities of which one can argue whether they still correspond to the teachings of the Nazarene or not. In such cases, it would be a matter of judgment within a justifiable margin of assessment. A judgment, however, only becomes a claim to fact when it lies “outside of a justifiable margin of assessment” (Wenzel, Das Recht der Wort- und Bildberichterstattung, 5. edition, chapter 4, Margin Note 79).

This is the case here: The above-described behavior patterns and doctrines of the defendant obviously have nothing to do with the teachings of the Nazarene anymore, but stand instead in diametrical opposition to them. For this reason, the claim of the church that it is “Christian” and rightfully makes reference to Jesus of Nazareth, is an untrue claim to fact.

Since it permanently establishes this claim to fact either expressly or tacitly, thus obtaining by fraud the above-mentioned governmental benefits, through which religious rivals suffer massive disadvantages, particularly the plaintiffs, as well, the latter can demand that this untrue claim be enjoined.


The Violation of the Personal Rights of Jesus of Nazareth

1. The Protection of One’s Biographical Image

According to the rulings of the Federal Supreme Court, the protection of the universal personal rights of a person are effective beyond death, since that person’s merits, which are worthy of protection, outlast the legal capacity of their subject, which expires at death. This applies particularly under observance of the system of values of Basic Law whose “protection of human dignity indicates no temporal limitation to the life of the person.” (in detail Federal High Court of Justice 50, 136 ff, also 107, 391; further, Palandt, Margin Note a).

According to this judicial decision, the protection of one’s biographical image is also a part of universal personal rights, so that the right of injunction to compel someone to refrain from serious distortions of this image can be given postmortem.

It is, above all, those appointed by the deceased during his lifetime who are entitled to exercise the protection of his personal rights. Beyond this, according to the rulings of the Federal High Court of Justice, also “the close relatives of the deceased come into question, who are frequently affected themselves through the revilement of a deceased member of the family” (comp. Federal High Court of Justice 50, 140, in which the Court expressly left open the circle of those authorized to assert rights).

There is also no time limit to enforce the personal rights of a deceased person. What is decisive is “that the one entitled to assert rights can substantiate sufficient legitimate interest to take legal action,” which “dwindles to the extent to which the memory of the deceased fades.” (Ibid. page 140).


In the Case of Jesus of Nazareth, the following Ensues:

2.1 Until today, a time limit in the paraphrased meaning set by the Federal High Court has not come to pass. Jesus Christ is regarded as the founder of Christianity, as the giver of His name for the “Christian western world” and all those who call themselves Christian, that is, particularly the churches and some of the political parties. So one most certainly cannot argue that in His case, “the memory of the deceased” has faded. Thus, the protection of His biographical image persists.

2.2 The assertion of this protection also will not fail because no “close relative” in the traditional sense, that is, no biological family member, can be found. The rationale concerning the characteristics of a relative that the Federal Supreme Court refers to consists in the fact that – in determining the qualification to assert rights – it establishes the closeness to the person whose rights are to be protected and the self-interest of the person asserting the protection. Usually, this interest lies with the biological family members. However, it can also be assumed for people who have chosen the person to be protected as a role model for their whole way of life. In asserting the protection of the personal rights of Jesus of Nazareth, this is even particularly self-evident because, as is generally known, He regarded the spiritual connection as far more significant than family ties. Let us again bring to mind His reaction as His mother and brothers sought Him: “Who are my mother and my brothers? Looking about at those who were sitting around Him, He said: Behold My mother and My brothers! For whoever does the will of God, he is My brother and sister and mother.” (Mk. 3, 31 ff )

2.3 This spiritual relationship as prerequisite for the postmortem assertion of Jesus' personal rights also guarantees that this right of action is not accrued in the sense of a popular action by anyone who simply makes references to Jesus of Nazareth. What is decisive, is that it concerns someone who verifiably believes in a teaching that corresponds to the teachings of the Nazarene and who verifiably strives to apply these teachings in everyday life.

2.4 This pertains to the plaintiffs.

They follow the “Creed of the Original Christians of Universal Life” which, according to § 2 par. 2, is an element of the statute of the carrier association of the community of faith (attachment 2). It links up with all the essential points of the teachings of Jesus as they are given above in abbreviated form and excludes everything that the mainstream churches have developed in the course of millenia or centuries, respectively, in terms of dogmas and rituals that are in opposition to the teachings of Jesus. This consistency of text is available for judicial verification through a comparison of the texts of the most important tenets of Jesus of Nazareth and the text of the Original Christian creed.

The plaintiffs not only believe in the teachings of the Original Christians in Universal Life, but for many years have made it their task to live according to them and to help with the dissemination of this teaching.

For this reason, the plaintiffs and all those who do the will of God are legitimized to assert the postmortem personal rights of Jesus of Nazareth, who is their role model.

In this spirit, they resist the massive falsification of the teachings and biographical image of the great teacher of mankind, Jesus of Nazareth. The defendant has turned His divine teachings into their exact opposite. Above all, the Sermon on the Mount was so falsified, that is, made so relative, that it no longer plays a decisive role in the everyday life of the people, instead being considered an impracticable utopia. With this, the central message of Christianity was falsified. The Golden Rule, “Do to others as you would have them do to you” was virtually done away with, in favour of a war of everyone against everyone, which led to a civilization now standing at the abyss, and despairing of a God whom the church described as a punishing God. The good tidings of Jesus of Nazareth were turned into a threatening message of satanic origin.

How glaring the fraudulent labelling is, which the defendant practices with the teachings of Jesus of Nazareth, may be described in several analogous examples. What if:

– one were to claim that the Dalai Lama had called for armed resistance against all those who do not share his belief?

– one were to claim that Nelson Mandela had called upon the black population of his country to kill all whites – with the cry: “God wants this”!?

– one were to claim of Martin Luther King that he had called for the enslavement of all white Americans who do not subject themselves to his will, by having themselves and their children be forcibly baptized by voodoo-priests?

– one were to say that Willy Brandt had declared that reconciliation with other countries was a grave mistake?

If one were to allow the Catholic Church to call itself “Christian” or to make references to “Jesus Christ,” thus ignoring its deeds throughout history, would this not be like thinking only of autobahns at the mention of the name of Hitler, while suppressing his crimes? At that, the crimes of the church throughout history are even worse than those of Hitler, Franco and Mussolini combined – criminal dictators whom the church lent a helping hand, as so often in history. And after the millionfold slaughter of war, many Nazi criminals – with the help of the Vatican – were even set up with a new identity and taken to other countries, thus withdrawing them from lawful prosecution by due process of law. True Christians prepare the way for the Christ of God and not for criminal Fascists.

These are only a few examples and analogies, to illustrate the extent of fraudulent labelling using the term “Christian,” the scandalous deceit which is being practised with the teachings of the Nazarene up until this day. All of this is a deception of the people through well-directed disinformation. This is the satanic “trick” of the adversary of God.

With the Dalai Lama, with Nelson Mandela, with Martin Luther King and with Willy Brandt such massive misrepresentations of their biographical image and their person would trigger a general outrage. With Jesus, the Christ, society tolerates it with indifference. Why?

The plaintiffs, representatives of the Original Christians of today, do not want to countenance this any longer and therefore demand that this cease and desist in the spirit of the charges at hand.
Dr.Sailer Attorney at Law Dr. Hetzel Attorney at Law


The German text of this lawsuit is the work of reference for all questions regarding the meaning of the contents.


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